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 Vade retro percussor

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Stella Blacksnow
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MessageSujet: Vade retro percussor   Dim 20 Oct 2013 - 17:08



You've gone too far, who do you think you are ? Is this what you came for, well this means war..

C'était une nuit comme les autres. J'étais tranquillement assise à mon bureau, sirotant une poche de sang tout en répartissant les nouveaux dans leurs chambres. J'aurais fait de la paperasse jusqu'à environ deux heures, horaire du cours de sociologie des vampires des premières années. Les pauvres, ils ne comprennent rien. Ils n'ont rien vécu encore, c'est sans doute pour cela. Le vieil adage dit "il faut vivre, philosopher ensuite" s'applique aussi aux vampires. Il faut vivre comme un vampire, avant d'en devenir un, et de les comprendre tous. Profond n'est-ce pas ?

Voilà, tous les novices auront une chambre où crécher pendant quatre ans. Je soulève mes pieds sur mon bureau et m'étire les bras en soupirant. C'est alors qu'un fils d'Erebus pousse ma porte, tout affolé, manquant de peu de me faire tomber de mon fauteuil.

- Prêtresse, les humains sont aux portes de la Maison !

- Quoi ?!

Là je perds l'équilibre. Je cherche à sentir parfaitement le sol sous mes semelles. Je n'en crois pas mes oreilles. Je sais que les manifestations anti-vampires sont de plus en plus nombreuses en ville, mais je n'aurai jamais cru qu'ils passeraient à l'offensive. Ils sont tellement peureux..

- Ils sont armés, fusils et torches enflammées à la main. Il faut lancer le code rouge prêtresse.

J'enfile ma veste de sport accrochée à mon grand fauteuil et compose le numéro de Démona sur mon téléphone. Alors que ça sonne, je lance au fils d'Erebus :

- Retournez au portail. Barricadez autant que possible, j'arrive.

Pas de réponse. Fait chier ! Je repose violemment le combiné sur le socle et me dirige vers le micro. C'est la première fois que j'ai à l'utiliser. Ma voix devrait être entendue sur tout le campus. Tous les élèves pourront ainsi obéir aux ordres que je m’apprête à lancer, avec une vivacité sans précédent.

- Je demande votre attention. Votre attention s'il vous plait. Code rouge, le code rouge est en place. Vous savez ce que vous avez à faire.

Le code rouge ordonne aux novices et vampires de se confiner au temple s'il y sont, ou de regagner leurs chambres et de s'y enfermer. Clore les volets, verrouiller les serrures, et d'y rester jusqu'à ce que le code rouge soit levé. Personne ne doit déconner avec ça. Le code rouge est une mesure d'urgence absolue. Aucun vampire, aussi puissant qu'il puisse se croire, ne doit pas la transgresser, tous, sauf les fils d'Erebus et les prêtresses, bien entendu.

Je quitte alors mon bureau, et cours au mur d'enceinte, pour me rendre compte moi-même de l'ampleur de l'invasion. J'invoque le feu et l'air, les deux affinités que Nyx m'a donnée. Mon but n'est pas de tuer, mais s'ils attaquent, nous riposterons.


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Cyrius B. Lafferty
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Dim 20 Oct 2013 - 22:31



When the fighters are alive.

J'avoue que, quand la voix de Stella résonne dans le micro, mon sang ce glace. Je remarque sa maturité, son engagement, sa loyauté à la Maison de la Nuit. La croiser, ne plus lui parler, pendant des moi avaient été une habitude. Nous n'avions plus de temps pour papoter et se raconter les derniers ragots. Nous avions souffert, seules, sans s'adresser la parole. Oui, nous sommes devenues des adultes bien trop tôt.

Et quand le code rouge sonne, j'ai l'impression que des rides s'en prennent à mon visage. Mes sens s'éveillent, et mon sang se glace d'un coup. Dans le pré pour chevaux, je laisse tomber mes brosses à terre, entendant les objets ricocher à terre, les sons deviennent sourds, la lumière aveugle, et je sens se tordre les murmures dans le ciel. Oui, les oiseaux s'envolent dans un ballet à l'unisson, battant leurs ailes en retraite, pour fuir la catastrophe. Sans plus tarder, je prends l'oreille de Nougat, avant de me dresser et lui susurrer quelques mots doux.

- Allez vous mettre en sûreté. N'y sortez pas. Si des novices passent, protégez les. Tout ira bien, veille sur eux.

Avec fureur, le mustang recule, alors que ses yeux noirs  se contractent. Je ressens de la peur, et de la haine se former en lui, alors qu'il pose son chanfrein contre mon épaule. « Je ne peux pas te retenir. Mais je veux que tu saches, Cyrius, que si ça dérape, tu n'auras qu'à hurler. Nous viendrons vous soutenir, même si nous ne sommes que des bêtes. Nous vous servirons, comme nous l'avons fais, dans l'ancien temps » Je sens la tristesse, dans les pensées de Nougat. Ma gorge se sert à l'évocation des atrocités du passé. Parce que je sais, je l'ai lu, je l'ai appris. Il y a eu des carnages atroces. Et je ne veux plus que de sang coule.

Mais malheureusement, il va falloir que nous fassions face, pour que je protège mes enfants, mon école, ma vie. J'embrasse le front de mon cheval avant de partir en courant, attrapant avec vitesse mon blouson en cuir. J'attache mes interminables cheveux en une longue queue de cheval, avant de sentir un vent de couleur or, m'attirer irrésistiblement, me traçant un chemin vers un lieu très précis. Ce voile jaune m'agrippe et me tire, m'indiquant que je dois venir avec lui. Faisant confiance à cet instinct, à ce souffle pure et authentique, je ferme les yeux, et me laisse guider.

Je sais que je frôle les murs d'enceinte, je le sens, et ce fil doré m’amène vers le grand mur central. Mes paupières s'ouvrent, et je brise le lien. Oui, je sais où je dois aller. Parce qu'à quelques centaines de mètre, ma sœur d'élément m'attend. Mes jambes s'affolent et se mettent à courir vers sa direction.

Statique, à ses côtés, j'entends les brimades, les insultes, et les chants, puissant et fort de douleur à entendre. Ils se mêlent à un râle collectif qui indique que nous devons absolument mourir. Je déglutis, plissant mes yeux, mais toujours imperceptibles. Les émotions ne passent pas, et je reste forte, je suis digne, et je reste droite. Je n'ai plus le droit de flancher, ni de me laisser battre.

- Cette nuit sera peut être la dernière.

Je dépasse la prêtresse aux deux éléments, avant de lui faire un signe de tête respectueux. Puis mes doigts se tendent vers sa marque, mon index caressant son croissant plein.

- Pourvu que cette fois-ci, nous ne souffrirons pas trop.

Je me retourne, cette fois ci, la peur aux bords des lèvres. Mais je ne dois pas tomber. Je dois rester éveiller. Pour James. Pour Luna. Pour mes amis. Pour te prouver que je suis encore vivante, « Mon amour... »



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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Naila Phoenix
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Ven 25 Oct 2013 - 13:39

J'entendis au loin l'alerte donné par une des prêtresses. Voilà c'est parti, les humains sont enfin assez arrogants et nombreux pour venir se poster à nos portes pour nous tuer. Je trouve ça assez pathétique mais les pauvres novices qui ne doivent encore rien comprendre à ce qu'il leur arrive et qui doivent affronter ça...

Malgré l'ordre formel de la prêtresse, je me dirigeais vers le mur d'enceinte pour me rendre compte du nombres de petits hommes en colère qui s'y trouve derrière. Et puis écouter les ordres en ce moment n'était pas mon fort, surtout venant de ces prêtresses...

En me dirigeant vers l'entrée de l'école, je m’aperçus que je n'étais pas la seule à avoir eu l'idée de venir. En me rapprochant je reconnus Cyrius et Stella, on avait tous bien changé je crois. Depuis le mariage de Cyrius, je n'avais revus presque personne et puis Stella... J'aurais préférée ne pas la recroiser avant un moment mais qu'importe, je n'allais pas faire demi-tours maintenant. Je m'approchais donc du petit groupe avant de m'arrêter à leur hauteur, face au portail.

- Y'a du monde la derrière. Vous allez avoir besoin d'aide non?

C'était plus une affirmation qu'une question mais personne ne me portait dans son cœur à l'école maintenant et je n'étais pas venus pour provoquer mais simplement pour aider à ce que l'école reste en sécurité. Plus tard peut-être que je m'occuperai du reste...
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Theodora M.
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Sam 26 Oct 2013 - 20:37

Je réajustais ma longue jupe noire en marchant le long du mur d'enceinte. J'avais un trou dans mon emploie du temps, autant en profiter. Des branches dépassaient par-dessus le grand mur de pierre, un gros arbre avait poussé juste derrière. En m'y agrippant, je fus assise sur la surface froide et rugueuse en quelques mouvements amples et fluides. J'avais acheté un nouveau carnet de croquis et j'avais décidé qu'il était temps de noircir un peu ses pages. Armée de mon fusain je débutais une esquisse de Nyx. Il y avait un groupe de jeunes novices (sûrement fraîchement marqués) à quelques pas de moi. Les jambes croisées, je dessinais les fins traits du magnifique visage de notre Déesse. Une voix mélodieuse résonna, une de nos prêtresse, elle annonça un....
Code rouge...
-Et m*rde !
Je me redressais prestement et d'un mouvement je sautais au sol. Porter une longue jupe fluide n'était pas très pratique dans ce genre de cas. Je me précipitais vers la grande salle où nous nous « réunissions » Fils et Filles de la Nuit. Sortant une clef de ma poche, j'ouvris la porte en grand.  J'appelais le groupe de jeunes novices et les y fit entrer vivement. Je jetais mon carnet sur une des tables.
-Dépêchez-vous, passez par la porte au fond de la salle, vous arriverez près des dortoirs. Aller dans vos chambres, vite !
Le code Rouge était une des premières choses que nous apprenions en socio et ils étaient donc censé savoir ce qu'ils devaient faire. J'attendais qu'ils soient tous partis pour retirer ma jupe, heureusement que j'avais pensé à mettre des leggins courts dessous (ils m'arrivaient juste en-dessous des genoux). Puis je ressortis en refermant la salle derrière moi.
En tant que Fille de la Nuit, je me devais de vérifier s'il n'y avait pas un novice paumé dehors. Je resterais juste deux minutes dehors et après je me bougerais de rentrer. Je longeais le mur d'enceinte en fixant l'obscurité.
Le code rouge avait été lancer il y a entre 5 et 10 minutes. Et je me demandais pourquoi il avait été mis en marche. J’accélérais le pas, je préférerais éviter de rester trop longtemps là. Je crus voir de la lumière au-dessus de moi et le temps que je relève les yeux quelque chose me tomba dessus en grognant des injures  du style « pourriture de vampire » ou encore « sataniste ». Il me cogna violemment la tête par terre et mon esprit s'embruma. Un humain était à califourchon sur moi et tenait un couteau. Je réagis au quart de tour malgré mon mal de crâne et je le fis basculer sur le côté ce qui me valut une longue estafilade sur le bras. Mes crocs jaillirent violemment, me coupant la lèvre inférieure. Comment les humains osaient-ils nous attaquer ? J'étais absolument persuadée que c'était un « ils » et que l'humain qui venait de me tomber dessus n'était pas seul.
C'était donc ça le Code rouge. Nous étions attaqués …
Je le saisis à la gorge et l'horreur se lut sur ses traits.
-Vous êtes beaucoup ? Grognais-je.
-Tu vas mourir, s*l*pe. Ils sont tous à ton foutus portail.
-Écoute moi bien, petit c*n d'humain. Tu m'insultes encore une fois ça va mal finir pour toi. Maintenant, vous êtes combien ?
En réponse, j’eus droit à une autre insulte, à laquelle je répondis bien volontiers.
-Tu l'auras voulu, murmurais-je près de son visage.
Puis, je plantais mes crocs dans sa gorge, m'abreuvant de son sang. Je savourais ce goût sur ma langue, légèrement sucré. Ce n'était pas dans mes habitudes de tuer des humains en buvant leur sang, mais là. Je m'en régalais. Je relevais lentement mon visage, je ne l'avais pas complètement vider, pour ne pas le tuer. Qu'aurais-je fait de son cadavre sinon ? Je me léchais les lèvres en savourant. J'allais beaucoup mieux et l'entaille à mon bras c'était refermé. Je passais ma main sur l'arrière de mon crâne, une entaille était en train de s'y refermais. Le temps que je me relève mes deux légères coupures s'étaient refermés. Je me hissais une nouvelle fois sur le mur d'enceinte, il n'y avait personne, apparemment cet humain était seul. Une échelle en bois était appuyée contre le mur et d'un mouvement de la main je la fis basculais en arrière, elle se brisa en entrant en contact avec le sol. Puis je redescendis et le pris par le col. Il se mit à genoux, livide et sans-force, je le traînais pratiquement derrière moi en me dirigeant vers le portail.
Il avait dit qu'ils y étaient.
En quelques pas j'y étais. Oh Déesse, ils étaient vraiment beaucoup. Et ils avaient l'air déterminés. Peu importe, ils ne pouvaient rien contre les vampires, mais quand même.
Une des prêtresse, de loin je reconnus Stella, était présente, entourée de beaucoup de fils d'Erebus.
Les humains n'ont aucunes chances, songeais-je.
Je jetais l'humain contre le sol et criais :
-Celui-là est passé par-dessus le mur d'enceinte, il y en a peu-être d'autre !
Un fil d'Erebus se tourna vers moi.
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Dadar Bélial
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 29 Oct 2013 - 20:18

Quelle nuit... Je n'étais pas à la surveillance cette nuit là et j'en profitais pour m'entraîner laissant Lily vaquer elle aussi a quelques occupations, elle n'assistais que rarement à mes séances d'entraînement, en fait quand elle est présente j'ai du mal à me concentrer sur autre chose qu'elle... Pourquoi? Je n'en savais trop rien mais depuis quelques jours j'avais un mauvais préssentiment, comme si un danger guettait quelque part le bon moment pour attaquer...

Cette nuit, étant donc seul à m'entraîner tranquillement sur le parking, étrangement peu actif à cette heure pourtant peu avancée, je baissais légèrement le son de mon baladeur et continuais à enchaîner quelques passes quand j'aperçu un mouvement du coin de l'oeil, d'un geste j'ôtais le casque qui me couvrais les oreilles et entendis alors des bruits de pas pressés, je n'eus pas le temps de me poser plus de question qu'un groupe de Fils d'Erebus passa près de moi et m'informèrent d'une attaque imminente, mon sang ne fit qu'un tour, ils partaient barricader le portail du parking au cas où les humains tenteraient de le faire sauter.

Je rassemblais mon barda en quelques secondes à peine et me mit à courir comme un dératé tandis que les haut-parleurs crachaient la voix de la Prêtresse Stella qui annonçait à tous le code rouge...

Comme si on n'avait que ça à foutre de découper des humains, m*rde...

Après tout je n'avais personnellement rien du tout contre eux, certains méritaient bien quelques baffes mais pas de quoi faire une boucherie, et voilà que maintenant ils nous attaquaient, le monde tourne pas rond...
Je pris la direction de l'école pour aider les novices qui auraient le malheur d'être dehors à rentrer quand en longeant le mur d'enceinte, l'un d'eux sauta dans l'enceinte de la maison de la nuit.

Crève pourriture!!

Il leva son arme pour tenter de m'abattre mais il n'eut pas le temps d'esquisser un geste de plus que je mis fin à son existence d'un coup d'épée dans le ventre, l'humain s'écroula et je ramassais son revolver avant de me remettre à courir, on ne sait jamais ça pourrait servir et je me remis à courir en apercevant Stella sur le mur d'enceinte, Lily, je la sentais agitée et j'espérais qu'elle resterais sagement à l'abri dans la chambre, même si je doutais fortement qu'elle y reste à attendre sans rien faire.

Je rejoignis bientôt le petit groupe qui s'était formé devant le mur, la Prêtresse, Cyrius et Naila, en compagnie de quelques Fils d'Erebus, j'avançais et inclinais la tête en mettant le poing sur le coeur avant de me mettre sur le côté pour admirer les rangs humains...

C'est qu'il y a l'air d'avoir du monde ce soir...

Les cris d'injure parvenaient aisément depuis la foule amassée, les visages tordus par la haine, je regardais la Prêtresse, elle semblait vouloir les effrayer ou les mettre en garde, mais face à un ennemi qui se croit invincible parce qu'il est en surnombre, autant pisser dans un violon...

ils nous haissent parce qu'ils nous craignent, je ne pense pas qu'il soit possible de raisonner maintenant... C'est soit eux, soit nous.

Bon j'étais peut-être un peu trop catégorique... Mais vu les ahuri en bas et leur nombre ça allait pas être une partie de plaisir
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Lily Michels
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Jeu 14 Nov 2013 - 0:33

Une fin de journée comme les autres s'annonçait pour moi, du moins c'est ce que je m'imaginais encore en me levant en fin d'après midi. Aujourd'hui j'avais enfin réussis a trouver un repos amplement mérité et le sommeil m'avait fait le plus grand bien. Merci l'automne et la baisse des chaleurs, un peu de frais ça fait du bien! Je restais donc a larver encore un moment dans mon lit, en profitant pour lire mes derniers mails. Des nouvelles de mon frangin et Nuna qui allaient très bien tous les deux et avançait tranquillement dans leur nouvelle école. Nuna me faisait une liste de tous les magasins de fringues de sa ville m'invitant pour une partie de shopping lorsque j'irais les voir aux vacances prochaine avec Dadar. Il me tardait de les retrouver! C'est donc avec un petit pincement au cœur et un large sourire que je refermais mon pc, me décidant enfin a me lever.

Je file donc direct dans la salle de bain, et après une douche rapide je me maquille, me lave les crocs et enfile un pantalon de cuire ainsi qu'un haut largement décolleté en fourrure. J'ajoute une paire de bottes noirs au tous, et commence a préparer mes affaires pour les cours a venir. Finalement une bonne faim me prend et j'hésite un bon moment, me demandant un instant où se trouvait mon aimé et combattant avant de finalement me décider a aller à sa recherche.

Laissant là mes affaires de cours je sors donc de notre chambre, depuis un moment je passais plus de temps dans la chambre de Dadar que dans la mienne au point de m'y sentir chez moi a présent. Dans le couloir dédié aux professeurs je croise une minette noir ronronnant comme un camion et je lui accorde quelques caresses avant de la regarder se sauver, reprenant finalement mon chemin.

Je m'attendais a trouver mon amoureux a la salle d'arme où il devait s'entraîner, et c'est en chemin pour le retrouver que j'entendis l'alarme résonner dans tous le campus. Evidemment, je percute immédiatement et me stoppe dans ma marche pour réfléchir. Cette sonnerie me sommait comme pour tous les autres élèves, de retourner m'enfermer dans ma chambre. Un danger menaçait l'école. Mais cela voulait aussi dire que Dadar serait de la partie et curieuse comme je suis je ne pus me retenir d'aller jeter un coup d’œil a ce qu'il se passait. Du bruit provenant de l’extérieur attira mon attention et je fonçais donc vers les escaliers pour monter sur les toits et observer ce qu'il se tramait de la haut. Une fois au dernier étage je passais par une fenêtre pour grimper sur une petite terrasse surplombant les toits de l'école, et une scène des plus inquiétante et affligeante m'y attendait. Devant le grand portail s’amassait une foule d'humains en colère, criant leur rage contre notre espèce. Nous traitant d'assassins, de monstres et compagnie. Et bah voyons... Depuis quand les moutons se rebellaient ils contre leurs bergers? Depuis quand les biftecks tentaient ils d'attaquer le fermier? Secouant la tête de désarrois je soupirais en continuant d'observer ce qu'il se passait dehors.

De mon perchoir je pouvais aussi voir l'une des prêtresses, Stella j'aurais dis, en compagnie de Dadar et de deux autres élèves ainsi que d'une prof que je ne connaissais pas très bien. Et bien, on dirait que je ne suis pas la seule a ne pas avoir suivit le protocole indiqué en cas d'alerte... Je reste finalement la, a l'abri de tous danger, a observer ce qu'il se passait. Dadar avait semble t il déjà bien les choses en mains aidé de quelques fils d'Erebus, et je ne voulais pas risquer de le déranger. Pas encore. S'il devait y avoir plus d'action je sais très bien que je ne pourrais pas retenir de le rejoindre bien vite. J'aurais trop peur pour lui pour pouvoir le laisser combattre tous seul... Enfin sans moi en tous cas.
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Lun 6 Jan 2014 - 18:09

Dans son regard, des flammes crachaient du feu. Dans ses mains une colère brutale animait le vent d'un souffle géant. Je ne la reconnaissais presque pas. Ses traits étaient tirés vers le haut, un rictus presque assassin au visage. Elle allait tout faire pour vaincre ces humains. Elle allait tous nous protéger. Elle allait tout faire pour que l'on puisse rester en vie. Je regardais nos années passées défiler dans ses iris dilatées. Il y avait notre rencontre, nos partages, nos humeurs, notre vie. Mais ce film, dans ses pupilles, duraient trop longtemps. Les mouvements étaient fluides presque trop rapide pour nous. J'essayais de détacher nos regards.

Lorsque j'ai pu réussir, un carnage se déroulait sous mes yeux. Des humains, du sang, des larmes, des complaintes silencieuses. Ma lèvre inférieur tremblait si fort que je croyais que mes dents claquaient. Ca ne peut pas se finir comme ça. En effet, ma colère était énorme, mais ma raison prenait le dessus. Avec un élan de courage, mes jambes se mouvaient, et je pu courir vite. Je ne savais pas où donner de la tête. Des milliards de fourmis humaines grouillaient sur les murs hurlant notre mort avec un espoir de vengeance. Et dans tout ça, moi j'avais peur.

Je reconnaissais des visages que j'avais pu apprécier. Ils mourront peut être ce soir. Je ne sais pas. Mais ce carnage n'avait aucun sens. Je priais pour que mes enfants soient en sécurité, dans ma chambre. Qu'ils ne bougent pas. Qu'ils restent sain et sauf ce soir. Lorsque un humain m'attrapa la taille, une violent coup d'adrénaline me parcourut l'échine. Une arme, un couteau de tranché braqué contre ma gorge, son avant-bras contre mon ventre tatoué. Je ne veux pas tuer...

- Alors ma p'tite connasse, tu veux boire mon sang hein ? Bah s'soir c'est l'tiens qui va couler à flot!

Il sentait mauvais. Il puait la fureur à plein nez. Et il commençait à me faire perdre mon temps.

- Ca rime à quoi tous ça ? Tu peux me le dire ?

Avec adresse, je me dégage de son étreinte, et me coupe partiellement la trachée. Rien de bien grave, mais l'odeur se répend sur mes clavicules, descendant dans mon décolté. Lui faisant face, je lui mets un coup de poing qui fait craquer mes os. Il s'étend par terre, se tenant la mâchoire. Je lui enfonce mon pieds dans le ventre. «Plutôt crever que de continuer à le regarder gémir. »

Je courus vers les murs d'enceintes, essayant de rameuter le plus de Fils d'Erebus pour défendre nos remparts. Mais il est bien trop tard. Ils étaient partout. Ils étaient trop. Je m'approchais d'une des élèves, prenant son poignet dans ma main. Je crois qu'elle s'appelait Theodora, l'ayant croiser plusieurs fois dans les couloirs et le réfectoire.

- Tu es une novice, tu ne devrais pas être ici ! C'est tr...

Un violent coup percuta mon crâne et je me retrouvais à terre. Ma tête tournait j'avais tellement mal. Mais je crois que la rage était plus forte. Ils avaient raison. Nous devions nous battre. Mes gencives me faisaient un mal de chien, et je sentais mes crocs pointues sortir de ma bouche. Comme un félin, les yeux énervés et la colère qui me bouffait la gorge, un râle glauque sortir de ma gorge, avant que je ne me redresse, en prenant la tête de l'humain dans mes mains, tournant son visage d'un coup sec. Un grand « crac » retentit avant de qu'il ne s'écroulait, sans vie, devant nous.

Je lançais un regard compréhensif à Theodora, avant de ne partir, lui serrant l'épaule avec un espoir de courage. Comme le vent, je lui soufflais un secret. « Nous allons combattre ensemble cette nuit. Protège les plus jeunes. J'ai confiance en toi. ». Je m'en allais vers les murs, croisant le responsable des fils d'Erebus s'acharnant à vaincre des vampires.

- Ne lâche pas tes rangs, tu contrôles les fils d'Erebus. Dis leurs de s'occuper des hommes, je me charge des femelles humaines !

Avec fureur, agrippais le cuir chevelu d'une folle, et lui explosais la tête contre le mur d'enceinte. Mais un cri me fit tourner la tête et la détresse dans cette complainte me fendit le cœur. La source en était Stella. Oh, j'aurais pu dire qu'elle était magnifique, le visage sous la Lune, même sa prestance était une bénédiction. Avant que je ne remarque 6 hommes s'acharner sur son corps, et la traîner à terre, l'emmenant vers un trou qu'ils avaient construit dans la pierre du mur qui protégeait la Maison de la Nuit. J'avais envie de courir, mais un foutu croche patte m'en empêcha. Ma tête sous adrénaline et mon sang chaud ne me permettait pas de me concentrer sur Stella.

- Sale garce, dégage de là!

La fille que je venais normalement d'assommer, le visage ensanglanté se retrouvait sur moi, appuyant sur la plaie que l'homme m'avait fait dans le cou. Elle hurlait à ma mort, et plantait ses ongles dans ma trachée.

Le combat allait être tellement rude...



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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Naila Phoenix
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Sam 18 Jan 2014 - 21:16

Le combat qui avait l'air de seulement commencer, avait déjà transformer le mur d'enceinte et ses alentours en une vraie boucherie. Et le plus ironique, c'est lorsqu'on regarde cette scène de loin: qui des vampires, soient disant suceur de sang redoutable, ou des humains, censé être les victimes, sont les plus sanguinaires ici?

Les humains ont l'air de vraies bêtes à mes yeux, et ce qui se passait là me le confirmait grandement. Comment pouvaient-ils nous vouloir du mal et nous tuer alors qu'ils étaient venus dans le but de tous nous exterminer. Qui étaient les assassins maintenant? Pfff... Vraiment pathétique.

Il me fallut beaucoup de temps pour me sortir de on grand étonnement face à ce spectacle mais voir les miens se faire tuer n'était en aucun cas un plaisir pour moi. Il fallut juste qu'un humain commence à venir vers moi avec sa torche en avant pour que je me réveille.

- Attention, ça va chauffer pour toi envoyé de Satan!

Il fonçait droit sur moi, la flamme vers l'avant. Je le calmais en quelques secondes, éteignant sa torche avec ma main légèrement humide. Il laissait alors sa bout de tronc tordu tomber au sol, stupéfait. Puis une nouvelle lueur s'anima dans ses yeux, une extrême rage que je connaissais très bien.

- Ne crois pas pouvoir être plus malin que moi avec seulement ta... force!

J'explosais de rire juste avant de reprendre mon sérieux, l'humain commençait à être trop près de moi. Un bon coup de jet dans la tête et près du cœur et celui-ci cessa nette de vivre. C'était bizarrement trop facile... Mais bien sur, les humains étaient venus en nombre...

Je balayais d'un coup les nombreux combats qui avaient commencé, puis vis Cyrius en mauvaise posture et l'expression hautaine animant le visage de son assaillante. J'avançais d'un pas assuré vers ce petit groupe.

- Hey toi là! Tu crois pouvoir nous bouffer un à un sans mourir à la fin!?

Ma question était plutôt rhétorique, et comme menace, je lui envoyais un bon jet pour dégager Cyrius de son emprise avant d'enrouler autour du cou de la sale humaine, déjà bien amochée, un belle corde aquatique.

- Tu dois bien t'emmerder chez toi pour avoir l'audace de venir jusqu'ici sacrifier ta vie.

Je forçais peu à peu mon étreinte autour de ce cou si frêle. Vraiment pathétique ces humains...
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Theodora M.
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Jeu 23 Jan 2014 - 21:23

Déesse, murmurais-je, face au carnage qui se déroulait devant mes yeux. L'odeur sucrée du sang saturait complètement l'air. Il giclait de partout, répandu par ces tarées d'humains qui s'imaginaient pouvoir attaquer des vampires sans en payer le prix. Personne ne semblait me remarquer, moi une petite brune, immobile et perdue dans ses pensées en plein milieu du champs de bataille.

"Meurtriers","envoyé de Satan","assassins","vous ne causez que la mort!", espèce de monstres",....
Toutes ses insultes qu'il nous crachait sauvagement au visage, nous pourrions faire de même.
Qui nous attaquait à ce moment là?
Qui nous provoquer?
Qui voulez nous tuer?
Qui répandez le sang ?

En fin de compte ils étaient juste des abrutis hypocrites.
Et je n'étais pas la seule et pas la première à le penser, cela ce lisait dans beaucoup de regards. Mais bon pas le temps de tergiverser plus que ça.
Une main me saisit le poignet et je me retournais vivement. Ma panique soudaine ne fut plus, quand je vis le visage devant moi. Je mis rapidement un nom sur ce visage, Cyrius. A ce qu'il me semblait elle était la prof d'équitation.
L'angoisse se lisait sur ses traits et dans ses prunelles je crus déceler une infime lueur de peur, très très petite, mais quand même là. Peut-être devrais-je avoir peur moi aussi ?

- Tu es une novice, tu ne devrais pas être ici ! C'est tr...


Tout ce passa très vite, un coup la fit atterrir à mes pieds, elle se redressa et brisa le coup de l'humain en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. Je hochais la tête, pratiquement imperceptiblement. Il l'avait cherché en s’attaquant à elle.

D'une main froide elle serra mon épaule.
« Nous allons combattre ensemble cette nuit. Protège les plus jeunes. J'ai confiance en toi. »
Ces paroles résonnèrent dans ma tête tandis qu'un coup de vent parcourait mes cheveux, et me revigorait. C'était comme si ces mots avait étaient prononcés par plusieurs personnes.

Elle partit ensuite vers le mur d'enceinte, et le silence envahit mon esprit. D'une secousse je me retournais. Pour voir venir vers moi, une humaine, un couteau à la main et le visage ensanglanté. Elle tandis le bras, c'était trop prévisible. J'eus facilement le temps d'esquiver et de saisir ses cheveux en me plaçant derrière elle.
Étant d'un taille assez moyenne -je n'était pas toute petite mais je n'étais pas particulièrement grande non plus- j'avais accès à des zones avec plus de facilités, comme les jambes par exemple.
D'un coup de pied à l'arrière de sa cuisse, je la fis tomber à genoux.

Elle était à ma merci, ses cheveux dans une main, sa main tenant le couteau dans l'autre. Je n'avais pas d'armes sur moi et je n'avais aucune envie de prendre la sienne  = Pas envie de perdre mon temps à l’attraper. A mains nues avec seulement mes crocs je pourrais facilement gérer. Je n'avais jamais était du genre sanguinaire à tuer tout ce qui bouge. Mais s'il fallait me salir les mains pour protéger la Maison et les enfants de Nyx ce n'était pas un problème.

En deux secondes j'avais plantés mes canines dans la chair tendre de son coup. Pas pour me nourrir non, j'avais avalé une poche de sang tout à l'heure. Mais pour la faire souffrir, lui faire sentir qu'elle n'aurait jamais dû venir ici. D'un coup de tête je lui arrachais la moitié de la gorge et la recraché dans la terre.

Dégueulasse, fut le premier mot qui me vint à l'esprit. Mais bon, à la guerre comme à la guerre n'est-ce pas ?

Je cherchais son couteau des yeux, mais ne le vis malheureusement pas. J'allais devoir planter mes crocs dans d'autres gorges.

Un cri retentit, deux humains se précipitaient vers l'entrée du grand hall, à l'intérieur : trois novices.

« ... Protège les plus jeunes. J'ai confiance en toi. » Ces mots firent échos dans mon crâne alors que je me précipitais vers le hall, le premier humain était déjà entré. Je me jetais alors sur le dos du deuxième. Imitant le geste qu'avait eu Cyrius une poignée de minutes plus tôt, je lui tordis le cou. Puis, je sautais par-dessus son corps inerte et dans mon élan je poussais vivement la porte.

Les trois novices étaient contre le mur, tremblants et complètement paniqués. L'un d'eux me jeta un regard terrorisés. Je serrais les points, renonçant à déchiqueter cet humain avec mes ongles fraîchement manucurés.

-Hé ! viens te battre contre moi plutôt, connard d'humain, tonnais-je d'une voix forte.

Il se retourna, dans ses yeux je vis qu'il était déçu de ce qu'il vit. C'est à dire, moi. Il devait s'attendre à une grande vampire effrayante. Je ricanais légèrement, dans sa tête, les personnes qu'il voyait comme « dangereuse » étaient des gros bras comme lui tatoué de partout qui se balade avec un flingue à la ceinture juste pour se la jouer. Non, le vrai danger se cacher derrière des visages angéliques. Je ne pourrais pas abattre des centaines d'humains en étant seule, admettons. Mais contre lui, j'étais un réel danger. Réel et très grand.
Au sang qui maculait son visage, je compris qu'il s'était déjà attaqué à des enfants de Nyx.

Il allait le regretter. Fortement.

-Je jouerait avec toi après, gamine. Tu m'as l'air amusant.


Gamine? Amusante?

Il se retourna vers les novices.

-Alors lequel vas mourir en premier ?


J'attrapais l'arrière de sa chemise et avec force je le balançais par terre. Je me penchais en avant et écrasais mon poing contre son nez à deux reprises. Une bouffée de satisfaction m'envahit quand il gémit de douleur et que je vis mes phalanges maculées de son sang.

-Toi, dis-je haut et fort. Et le plus amusant c'est que ce sera des mains de la "gamine""amusante" (avec mes doigts je formais des guillemets) espèce de....

Ma mère n'aurait pas été fière de moi si elle avait entendu l'insulte.

Puis sans lui laisser le temps de répliquer, je passais par-dessus son corps étendue par terre. Cet abrutit avait fait tomber son arme. L'attrapant, je la pointais vers son front. J'avais reçu des cours de tirs quelques années plus tôt et à cette distance il m'était absolument impossible de le rater.

Boum.

Il ne ferait plus de mal à personne.

-Courez !
criais-je aux novices. Vite!

Des premières années n'auraient jamais dû se retrouver ici. Moi-même je ne devrais pas alors, eux...

Je relevais la tête, la bataille faisait rage dehors. De plus en plus.

Un autre humain se rapprocha du hall, et je sortis, arme au point.

« ... Protège les plus jeunes. J'ai confiance en toi. »

J'avais bien l'intention d'honorer ces mots.
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Dim 26 Jan 2014 - 21:49

Des nuages noirs couvriront le ciel, une pluie de sang se déversera sur le champs de bataille et les corps s'entasseront et maculeront le sol, là la bête fera son apparition...

La bête humaine, vicieuse, violente et vile... il ne lui fallut pas longtemps pour faire une percée dans le mur d'enceinte et commencer à envahir l'école, puis... La Panique.

Je ne fis plus attention aux alentours, les humains arrivaient tels des animaux, nous autant d'insultes que de projectiles, violeurs, assassins, monstres, démons, envoyés de Satan, bof du déjà vu pour moi tout ça avec les beaux-parents que j'ai pu avoir dans l'passé... Ouais, sauf qu'ici et maintenant ben c'est la guerre.

Je pris ma claymore en main accueillant un premier humain malchanceux sous un coup qui le tua net sur place, le laissant s'effondrer sans un cri, mon visage était de marbre, le geste précis, net et droit, j'entendais le commandant des Fils d'Erebus nous donner des ordres en pagaille, sans qu'il se rende lui-même compte qu'il semait plus les troupes qu'autre chose jusqu'à ce que Cyrius le fasse se reprendre en main.

- Ne lâche pas tes rangs, tu contrôles les fils d'Erebus. Dis leurs de s'occuper des hommes, je me charge des femelles humaines !

J'entendis très nettement l'ordre nul besoin de le répéter et je pris avec moi trois Fils d'Erebus, leur demandant de me suivre vers le trou alors que j'avançais en faisant une percée dans les rangs humains à grands coups de claymore, ma large lame fauchant aussi bien les têtes que les corps ou les jambes, au plus j'en tuais, au plus j'en voyais venir et au plus je voyais tomber des alliés et des amis... Mais alors les humains firent leur plus grosse erreur...
Un cri me déchira les tympans alors qu'avec mes compagnons d'armes nous étions presque arrivés à cette entrée fortuite et les têtes se tournèrent pour voir quoi?! Stella, notre grande prêtresse, six hommes sur le dos, se faire lacérer et traîner vers le trou dans le mur, mon sang ne fit qu'un tour, des cris de haines retentirent parmi les guerriers de l'école, se défendre n'était plus la priorité pour la plupart de mes frères d'armes mais contrairement à eux, je gardais mes émotions sous contrôle, il fallait réfléchir et la seule qui serait assez douée pour ça et pour nous guider ici présente Stella maintenant disparue était Cyrius et il fallait la protéger.

-C'est pas le moment de perdre les pédales les gars! C'est pas finit ici!!

Pas concentré, l'attention détournée pour essayer de calmer un peu les autres fils d'Erebus et me faire épauler, je ne vit pas l'homme derrière moi et il eut tôt fait de m'enfoncer une dague entre les côtes, heureusement loin d'un organe vital, je grognais de douleur en grimaçant et n'eut pas le temps de m'en prendre à lui qu'il eut déjà perdu la tête suite à une intervention alliée, pas le temps de dire merci, je repartit immédiatement vers le trou, la marrée humaine se déversant toujours plus dans l'école et Stella maintenant disparue dans l'ouverture, il n'était plus la peine d'essayer, il fallait maintenant se défendre ou mourir et j'étais pas encore prêt à rejoindre l'autre côté.

Ayant finalement réussi à revenir près du mur non loin de Cyrius je lui hurlais pour l'encourager, sans elle pour nous guider la défense de l'école ne ferait pas long feu, je pris place devant le trou creusé avec cinq autres guerriers et nous nous miment à nous battre avec la vélocité propre des vampires, utilisant nos sens, notre force et notre vitesse pour contenir légèrement le flot d'humain et ralentir leur progression dans l'école et autant dire que c'était pas gagné pour le moment...

[hrp: je sais pas si c'est mon navig' ou le fofo mais j'arrive ni à désactiver le mode édition, ni à mettre les couleurs so je fais passer le message et je vais essayer de résoudre le problèmes mais si quelqu'un à le même qu'il me le dise, me sentirais moins seul ^^']
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Lily Michels
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 28 Jan 2014 - 19:32

Il n'était clairement plus temps de rester à regarder. C'est ce que je compris en voyant ces crétins d'humains percer un trou dans le mur protecteur de l'école. Et quand je dis protecteur ce n'est pas uniquement pour les élèves ici présent, mais aussi pour ces imbéciles qui s'y engouffraient à présent pour se faire accueillir par une troupe de fils d'Erebus sur les dents. Et pas de pitié. Ceux-ci tombaient comme des mouches sous les coup des vampires expert dans l'art du combat. Mais les humains étaient pourtant toujours plus nombreux à entrer dans l'enceinte de la maison de la nuit, et bientôt un petit groupe isolé et armé jusqu'aux dents, façon de parler, se ruaient sur la prêtresse pour l'assommer et l'emporter avec eux. La déesse seule sait où. C'est à ce moment là que je décidais d'agir. Il fallait que j'aide a protéger cet endroit que je considère comme chez moi. Que j'aide a protéger ceux que je considéraient comme ma famille, mes amis, mes confrères et consœur. Bref, il était temps.

Je me relevais donc du bord du toit où je m'étais assise plus tôt et repris le chemin qui menait a une lucarne , en profitant pour entrer dans le grenier sombre du dernier étage. Là je me dirigeait droit vers les dortoirs qui se trouvaient être en pleine ébullitions, les novices les plus jeunes paniquaient et les professeurs chargés de les protéger appelaient ci et là au calme et a l'ordre. Je ne m'y attardait pas cependant, entrant en coup de vent dans ma chambre pour y attraper une longue dague que m'avait offert Dadar. Drôle de cadeau de la part de son amoureux j'en convient mais qui devrait se montrer fort utile dans cette occasion. Bref, une fois armée je quittais ma chambre et fonçais vers les escaliers, dans le but de redescendre au rez de chausser et de défendre l'entrée de l'école. Mais une voix m'interpella alors.

-Mademoiselle Michels! Où pensez vous allez comme ça?! Vous devez rester dans votre chambre, ce n'est pas la peine de nous causer plus d'inquiétudes voulez vous!

C'était le prof de musique. Mon préféré. Mais là je n'avais guère le temps ni l'envie de le faire changer d'avis. Je me contentais donc de lever les yeux au ciel avant de lui tourner le dos, m’élançant dans les escaliers avant de lui répondre par dessus mon épaule.

-Alors ne vous inquiétez pas pou moi monsieur! Vous risqueriez de vous faire des cheveux blancs, et vous aurez bien assez a faire pour protéger les plus jeunes!

Ainsi je dévalais les marches, croisant au passages quelques élèves qui s'étaient retrouvés coincés dans une salle de classe et qui remontaient enfin se mettre a l’abri dans leur chambres. Très bien pour eux.

Enfin j'arrivais au rez de chaussé ou un brouhaha d'enfer m'attendait. Quelques novices y étaient entassé, faisant face a quelques humains enragé repoussés par une jeune novice que je reconnu de suite et que je rejoins sur le champ, poussant au passage un homme brun et gringalet, assez violemment pour le faire trébucher et tomber sur son cul trop sec.

-Théodora! Je suis contente de te trouver là. A nous deux personne ne passera!

Puis je tournais rapidement mon regard sur ces novices qui ne bougeaient pas, comme tétanisés devant la porte d'entrée où toujours plus d'humains s’amassaient.

-Ne restez pas plantés là comme ça! Montez aux dortoirs! Vous y serez en sécurité les professeur vous protégerons!

Je les regardais filer enfin, avant de reporter mon attention sur le groupe en colère qui nous faisait face a Théo et moi. Une jeune femme plus téméraire que les autres s'approcha en première hurlant comme une folle.

-Démons!!!! Retournez en enfer!!!!

Elle brandit alors une croix vers nous, et j'avoue ne pas avoir pu retenir un petit rire avant de la repousser d'un bon coup de pied dans le ventre pour l'envoyer sur l'un de ses camarades avec un bon élan. Enfin je lui répondis.

-Revois tes classiques pétasse! Et arrête de regarder la TV ça te monte trop à la tête!

Je ris encore une fois. J'étais en pleine forme pour les combats a venir, autant dire que ça allait barder. Enfin... C'est ce que je pensais jusqu’à ce qu'une douleur fulgurante me transperce le torse a m'en faire hurler et tomber a genoux. La panique m'envahis alors lorsque je compris que cette douleur était celle de Dadar, mon consor et gardien. L'amour de ma vie. Je ne pouvais imaginer le perdre ce soir. Un cri strident s'échappa alors de mes lèvres. Un appel plutôt...

-Dadaaaar!!!!!

La rage envahissais mon cerveau, et la peur redoublait ma force. Seulement avant que je ne puisse retrouver mes esprits un nouveau groupe d'humains se mirent a l'attaque, profitant sûrement de ma faiblesse. Plus qu'a espérer que Théo saura y faire face le temps que je me relève. Sinon je serais sûrement la prochaine à y passer...

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Cyrius B. Lafferty
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mer 12 Fév 2014 - 18:40

Essoufflée, exténuée et totalement à l'ouest, j'essaie de me redresser tant bien que mal, en vacillant sur mes jambes. L'odeur du sang se répandait dans le sol, jusqu'à ce que la terre empeste la mort et la chaire. J'essuie mon visage plein de sueur, essayant de reprendre mes esprits, mes poumons explosant sous autant d'effort. Ca ne faisait que commencer et j'en avais déjà marre de ce foutoir. Je regardais Naila s'occuper de la jeune femme qui s'était jeté sans moi sans merci, essayant de me trouer le crâne. Ses mouvements pleins de grâces envoûtaient l'eau, des jets destructeurs tordre le cou de toutes ses victimes.

Je savais très bien qu'elle avait viré au noir. Qu'elle avait abandonné notre déesse, et ô combien parfois je l'enviais. J'arrivais vers elle, me tenant le cou en sang.

- Merci, je crois.

Nous regardions, toutes les deux le carnage qui s'offrait à nous. Mais pas de répit pour la guerre. Je me tournais vers Naila, plantant mes yeux dans les siens.

- On s'en fou totalement dans quel camp tu es, cette nuit, il n'y en a pas. On doit protéger l'école quoi qu'il arrive. J'ai besoin de ton aide.

Je réfléchissais à toute vitesse, mes yeux fous se perdant dans le sang qui gisait au sol.

- Tu penses pouvoir faire couler de l'eau sur le terrain entier ? Je crois que j'ai une idée...

Je regardais le ciel et mon esprit s'évada d'un coup. Je visualisais des nuages aussi noirs que la mort s'abattre sur le Terre, laissant la Lune dans l'oubli total. Sa lumière ne pourrait même plus éclairer les lieux, ni guider les humains à nous voir agir.

- A mon signal, utilises ton affinité avec l'eau pour faire un ras de marée. Ou du moins connecter tous les humains aux uns et aux autres. Il va falloir avoir un timing parfait. Essaye d'atteindre un endroit très haut pour avoir le plus grand champ de vision possible.

Avec fureur, je m'élançais en plein milieu de la bataille, jouant de mes coudes, de mes ongles, et de mes crocs acharnés. Le sang pleuvait sur nos visages, dégoulinaient sur nos tatouages, et la rage fusait dans nos coups mortels. Les humains croyaient réellement pouvoir nous battre, comme ça … ?

J'attrapais l'épaule d'un des fils d'Erebus, le regardant droit dans les yeux. Oui, je le connaissais. Il avait été un des élèves avant de devenir un héritier des gardiens de Nyx.

- Ca va te paraître dingue, mais j'ai un plan. Il faut... Il faut que tu emmènes le plus de vampires en hauteur, ok ? Sur des arbres, dans l'école, sur les murs, sur les toits, comme tu veux, mais il ne faut surtout pas qu'ils restent sur le champs de bataille, compris?

Je lui tapais l'épaule de courage, avant de me frayer un passage à contre courant de tous les humains qui essayaient d'entrer dans l'école. C'est alors que quelqu'un m'attrapais violemment le poignet, avant de me tirer vers lui.

- Ne fuis pas, Satan. Je vais t'exorciser de ce corps, et tu retourneras régner en Enfer!

Bizarrement, ces mots me mirent plus en colère qu'autre chose. J'aurais du ressentir de la pitié pour l'ignorance de ce malade. Mais non, je me sentais insultée, et pire, totalement dépourvue d'humanité. Je lui collais l'arrière de ma tête dans son nez, si fort, que j'entendais l'os se briser dans mon crâne. Je lui mis mon poing dans son visage, avant de le pousser contre quelques autres ennemis.

- Tu crois pas qu'on est déjà en Enfer, piètre humain?!

J'attrapais le col de cet idiot, avant de lui lancer un regard plus frappant que la mort.

- Attrapes moi encore une fois, et je vais te montrer comment est réellement Satan.

Je le lâchais avant de repartir dans ma course. Je savais qui chercher, je savais à qui faire confiance. Mon élément grondait en moi, de plus en plus que ma rage augmentait. Chaque pas était décisif. Aujourd'hui, ça allait être un bain de sang. Quelque chose de sanglant, de rouge, et de délicieusement succulent.

- Lily ! Lily ! Cherches le plus de novices possibles, et ramènes les aux fils d'Erebus. Tu dois aller dans les hauteurs, et ne surtout pas toucher la Terre ! Aller!

Il ne manquait plus qu'une chose. Mon cœur battait vite, et je sentais des gouttes de pluies tomber entre mes lèvres. Il commençait à faire noir, de la même couleur que le manteau de la mort. J'aurais des cadavres sur la conscience, mais je dois protéger ceux qui me sont chers. Ceux qui compte pour moi. Luna-Rose, James, et mes amis. Je ne peux rien laisser passer.

Lorsque Theodora apparût, prêt des portes d'entrée du château, essayant de retenir un humain d'environ son âge. La bagarre entre eux était sans merci, et elle se défendait avec bravoure. Je voyais les novices apeurés dans le grand hall, pleurant, hurlant, tremblant, les mains en sang.

Je m'approchais à grande vitesse, proche de Theodora, la laissant quelques minutes à s'acharner sur le pauvre homme qui n'aura aucune pitié de la part de la jeune fille.

- Fermez les portes ! Fermez les bordel ! Restez à l'intérieur, et pour l'amour de Nyx, que personne ne les rouvre, c'est pigé?!

J'étais déjà connue pour mon autorité et ma froideur de glace, mais alors là, j'avais du leur flanquer la peur de leur vie.

J'essayais de tirer les portes de toutes mes forces, aidés de ceux de l'intérieur.

- T... Theodora, quand tu lui auras botté le cul, tu vas devoir faire un truc totalement dingue. Tu vas m'aider...

De mes dernières forces, je fermais les portes immenses de ma chère école.



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Dim 2 Mar 2014 - 0:17

Si la joueuse Naila Phoenix n'a pas répondu d'ici vendredi 7 mars, nous sauterons son tour et le joueur suivant prendra sa place.

Ce message sera supprimé le même jour que la date limite.

A très bientôt.



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Ven 7 Mar 2014 - 15:59

Le joueur Naila Phoenix n'ayant pas posté malgré un rappel, j'autorise Theodora M. a pouvoir posté.

Si besoin, je ferais bouger le personnage absent.



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 18 Mar 2014 - 21:55

Mon coude percuta un nez qui se brisa sous l'impact. J’enchaînais avec un coup de pied dans le ventre, l'humain se pencha en avant et je lui balançais mon genou sur le front. Il s'écroula, sans connaissances, pour le moment. Je m'en occuperais plus tard, là, d'autre arrivaient.
En parlant du loup, une humaine se jeta sur moi, les poings en avant. D'un crochet du droit sur l'oreille, je la désorientais puis la poussais violemment en arrière. De fait, elle tomba sur une de ses compères.
-Théodora! Je suis contente de te trouver là. A nous deux personne ne passera! entendis-je derrière moi. Je tournais la tête et souris à la vue de la nouvelle venue.
-Hey, je ne dis pas non à un peu d'aide! dis-je à Lily.
Du pied, j'écartais le Beretta (maintenant vide) que j'avais laissé par terre tout à l'heure et sur lequel je venais de manquer de glisser. Je levais mes poings devant moi en sautillant d'un pied à l'autre comme une véritable boxeuse.
Mes muscles commençaient à me tirer. Dur de l'avouer, mais j'étais en train de fatiguer.
Lily réussi à faire dégager les novices en leur criant dessus. J'avais aussi essayer tout à l'heure, mais j'avais la vague impression de leur avoir fait plus peur qu'autre chose. Lily s'occupa d'une humaine tandis que je secouais la tête pour écarter mes cheveux de mon visage.
Bien. Il n'y avait presque plus que des cadavres dans le hall. Le gros de la bataille se déroulait dehors. Je pris une grande inspiration en faisant face à quatre humains.
-Alors ? Qui veut jouer avec moi? murmurais-je d'une voix sensuelle. Je les vis frissonner au son de ma voix et je partis d'un ricanement mauvais. Un humain d'environ 35 ans se rapprocha de moi. Il tenait une croix et je souris à sa vue.
-Je pensais que dans vos croyances, la violence n'était pas la bienvenue. Mais apparemment vous ne faites que ce qui vous arrange. murmurais-je lentement.
En réponse à mes paroles, il tenta de m’assommer. Sans résultat puisque je l'attrapais et l'attirais contre moi. En une poignée de secondes j'avais planté mes crocs dans son cou sec. D'un mouvement de la tête  je lui déchirais la carotide et le laissait tomber par terre.
Il ne restait que 3 humains dans le hall. Ils restèrent tétanisé face à ce que je venais de faire. Je devais ressembler à un animal enragé, ce qui changeait de mon image habituelle.
Le combat allait reprendre quand Lily tomba à genoux en criant "Dadaaaar!!!!!".
Je me retournais, en panique. Deux des humains se détournèrent de moi, fonçant droit vers Lily. Hors de question qu'il l'approche. En temps normal je ne me serrais pas posée de question, elle leur aurais botté les fesses en souriant. Mais là, il se passait quelque chose et je n'allais pas la laisser seule face à ces humains. Je réagis au quart de tour et en quelques minutes j'en avais mis 2 à terre. Le dernier me regarda, alors que j'essuyais mes mains ensanglantée sur mon t-shirt blanc. Il avait les yeux exorbités et semblait à la fois terrorisé et déterminé, et de mon côté la tête me tournait à cause d'un coup que j'avais reçu. Sans parler de mon épaule meurtri. S'ils avaient réussi à me donner des coups, c'est que j'étais fatiguée. Sérieusement. Ça crains.
-Lily ! Viens défoncer de l'humain !
Je n'avais pas eu le temps de passer voir comment elle allait, mais une phase comme ça, impossible que ça ne la motive pas et ne la remettes pas d’aplomb !
Le dernier devait avoir au alentour de 18 ans, il n'aurait jamais dû se retrouver là. Mais, ce n'est pas mon problème. Je parcourais des yeux le hall, à la recherche d'une arme. Il y avait une batte de base-ball sous un cadavre. Ça ferais l'affaire pendant un temps.
-Bats-toi, murmurais-je à l'humain.
Il reprit des couleurs et me fusilla des yeux.
-Tu viens de tuer mon père, tu crois pas que je vais te laisser t'en sortir quand même ?
Alors ça. C'était tout simplement hilarant ! Je partis d'ailleurs d'un rire joyeux ce qui ne sembla pas le choquer puisqu'il se jeta sur moi. Une dague dans la main droite. Je l’accueillis d'un coup dans le ventre et il recula en titubant. Jusqu'à maintenant, je les avais tués rapidement. Mais celui-là. J'avais envie de m'amuser.
Quand il voulu se rapprocher, je le fis encore reculer. Nous nous retrouvâmes dehors et je me remis à sautiller sur place. Notre combat démarra enfin. J’enchaînais les coups et lui brisais un bras, lui réussi à m'entailler la cuisse. Ce qui me donna encore plus envie de m'amuser.Ce n'était absolument pas loyale, puisque qu'il n'avait aucune chance. Mais c'était amusant.
Une pluie fine et froide se mit à tomber, c'était parfait. Cela les ralentirait.
J'entendis quelqu'un se rapprocher et je tournais la tête le temps d'apercevoir Cyrius qui se dirigeait vers les portes. Il était temps d'en finir avec l'humain.
- T... Theodora, quand tu lui auras botté le cul, tu vas devoir faire un truc totalement dingue. Tu vas m'aider...
L'humain vis sa mort arriver alors que je hochais la tête suite aux paroles de Cyrius. Je jetais un coup d’œil derrière son épaule et il n'eut pas le temps de s'en apercevoir que je l'avais déjà poussais sur la lame d'un fils d'Erebus. Je fixais la batte en bois dans ma main, elle était absolument misérable. Toute abîmée et pleine de sang. Le sang détruit le bois. Je la déposais par terre, dans la poussière et me retournais vers Cyrius. Je fixais mes prunelles dans les siennes l'air de dire "qu'est-ce que je dois faire?". Puis je prononçais ces mots à voix haute.
J'avais entière confiance en Cyrius et en bon mouton que je suis, je n'attends que ces instructions.
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Dadar Bélial
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Lun 24 Mar 2014 - 13:10

Le combat était acharné la marée humaine continuait toujours d'affluer par la percée dans le mur, même si le flot était désormais beaucoup moins intense, je fatiguais, mes bras commençaient à être engourdis à force de manier ma claymore, je me mis à l'empoigner des deux mains, mes gestes devinrent moins rapides mais toujours aussi destructeurs. J'enfonçais ma lame dans le ventre d'un humain et en empalais deux d'un coup quand j'entendis le cri de Lily.

Je serrais les dents et jetais un coup d'oeil vers les portes pour l'y voir agenouillée, je ne pouvais pas aller la retrouver pas de suite... J'aurais voulus qu'elle reste à l'intérieur mais je savais que c'était impossible, aussi, sortant ma lame du ventre des deux humains en appuyant mon pied sur lka face du premier pour l'éjecter sur ses camarades, je levais ma claymore en répondant à son appel:

Lilyyyyyyy!!!!!!

Cyrius arriva à ce moment et posa la main sur mon épaule me disant ces mots:

- Ca va te paraître dingue, mais j'ai un plan. Il faut... Il faut que tu emmènes le plus de vampires en hauteur, ok ? Sur des arbres, dans l'école, sur les murs, sur les toits, comme tu veux, mais il ne faut surtout pas qu'ils restent sur le champs de bataille, compris?

Elle me mit une tape sur l'épaule alors que j’acquiesçais d'un simple grognement, deux des guerriers près de moi à cet instant me lancèrent un coup d'oeil en attente d'ordres que je leur donnais immédiatement en continuant le combat.

Vous avez entendus la dame les gars? Bougez-vous amenez le plus de monde dans les hauteurs, je veux des archers pour couvrir ceux qui grimpent et deux gars ici avec moi pour contenir la marée, exécution!!

Les deux fils d'Érébus se mirent en marche immédiatement, rejoignant le commandant pour lui transmettre les ordres et les troupes se mirent en marche, les archers se mirent à bombarder les humains de traits meurtriers réduisant leur nombres considérablement tout en réduisant les pertes de notre côté et je me mis à hurler aux guerriers présents de se bouger à rejoindre les hauteurs en aidant le plus de monde.

Je continuais à me battre et jetais à nouveau un coup d'oeil vers les portes et Lily en esquivant un coup de batte, je ne vis pas arriver une dague qui m'entailla le bras et je grognais un coup en tuant mon adversaire d'une balle dans la tête avec le bereta que j'avais trouvé sur un humain plus tôt, les humains semblèrent se calmer légèrement suite à la détonation et nous nous miment à reculer un peu pour commencer à battre en retraite.

Je tournais la tête vers Cyrius, on était presque prêts, restait plus qu'à espérer que son plan marcherait...
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Lily Michels
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mer 9 Avr 2014 - 8:40

Le chaos régnait en seul maître dans ma tête seul y raisonnait en boucle la voix grave de mon aimé qui répondait impuissant à mon appel. Mon cœur battait a tous rompre dans ma poitrine, que je tenais d'une main dans l'espoir d'apaiser cette vive et pourtant lointaine douleur qui la transperçait. J'avais un mal de chien. Et le pire pour moi c'était que, bordel, cette douleur était celle de Dadar. Je la ressentais au travers le lien de sang qui nous unissait. Ou peut-être était-ce par ce qu'il avait fait le serment d'être mon combattant? Enfin quoi qu'il en soit ce n'était pas vraiment le moment d'y réfléchir... Trois humains me fonçaient littéralement dessus et bientôt Dadar n'aurait plus personne a protéger... Oh en temps normal je n'en aurait fait qu'une bouchée si je puis dire de ces vaux riens d'humains, mais un voile étrangement danse troublait ma vue. La panique commençait à se répandre tel un poison dans mes veines. 

Fermant les yeux je reprenais mon souffle un instant, secouant un peu la tête comme pour chasser le brouillard. Le bruit d'un combat raisonnait à mes oreilles, et lorsqu’enfin j'ouvris les yeux à nouveau, il me fallut quelques petites secondes pour reprendre conscience de la situation. Théo avait mis deux humains à terre et faisait face au troisième. Sa voix familière termina alors de me ramener à la réalité...
 
-Lily! Viens défoncer de l'humain! 


Enfin la force me revenait, et en moins de temps qu'il n'en fallut à mon amie pour finir sa phrase, me revoilà bien campée sur mes pieds. La laissant à son combat, je faisais face à la porte d'entrée. Les fils d'Erebus devaient se montrer assez efficaces car le flot d'assaillant se tarissait peu à peu, nous laissant un peu respirer. Personne ne semblait décidé à faire son entrée dans l'école. Peut être tous ce sang qui juchaient le sol avait-il un peu calmé les ardeurs des fous d'humains? Où peut être étai-ce la vue de cette guerrière a talon que devait représenter pour eux Théodora, recouverte de sang des pieds à la tête, les crocs biens visibles de tous. Comme pour attiser encore leur crainte et tenter de les dissuader un peu plus d'avancer, je leur fit mon plus beau sourire carnassier à mon tour, puis l'air de rien je leur tournaient le dos pour voir mon amie a son combat. Mais alors un mouvement attira mon regard un peu sur ma gauche, l'un des deux humains envoyé préalablement au sol par la novice enragée qui me tenait compagnie, venait de reprendre ses esprit et se relevait un revolver en main qu'il pointa en direction du combat dans l’espoir de sauver... Celui qui devait surement être son fils.  


En un instant, je me trouvais auprès de lui. Et après un rapide regard glacial je jetais son arme au loin d'un puissant coup de pied, lui cassant les doigts au passage. L'homme cria et tenta de se débattre tandis que je le prenais par le col pour le remettre debout. Alors je le traînais jusqu'à la porte d'entrée et fit face aux humains devenus silencieux. L'ambiance chez eux était lourde, pesante. Cet homme que je tenais devait surement avoir une certaine importance pur eux... Tant mieux! Après tous, la prêtresse qu'ils s'étaient permis de kidnapper en avait également pour les notre. Et la vengeance ne s'arrêterait pas là. Toujours face aux humains donc, et tenant fermement l'homme par la nuque, je le plaçais face à ses amis? Sa famille? Ses collègues? Peu m'importe. Ainsi placé je le laissais leur offrir un dernier regard, comme une supplication de venir l'aider, puis d'un geste volontairement lent et prenant bien soin de laisser chaque détailles visible de mon acte, je leur offrais à tous le spectacle d'un vampire, un monstre selon leur dire, se nourrissant salement et goulûment de l'un des leurs. Mes crocs transpercèrent, arrachèrent, la gorge de l'homme qui braillait comme un torturé, et le sang, chaud abondant et délicieusement nourrissant, coulait entre mes lèvres, me redonnant un peu plus de force a chaque instant. 
 
Bientôt ce fut un cadavre que je tenais entre mes mains, et que je lançais au travers de la porte d'entrée comme pour le virer de l'école. De ce foyer qui m'avait recueilli quelques année plus tôt et qui était mon chez moi à présent. Et d'une voix sourde, où perçait ma colère, je leur adressais cet ultime avertissement. 

-Regardez bandes de larves!!! Regardez ce qu'il en coûte de s'attaquer à notre école!!! Voilà ce qui arrive à ceux qui veulent se battre contre les enfants du diable! 

Un léger sourire étira mes lèvres. Puisque c'est ainsi qu'ils nous avaient classés autant en profiter un peu, et pourquoi ne pas s'en servir pour les effrayer d'avantage?... 

Mais je n'eus pas le temps d'en dire plus qu'une des profs, celle qui enseigne l'équitation si je ne me trompe pas, Cyrius, faisait son entrée. Etant la plus proche d'elle ce fut a moi qu'elle s'exprima en premier... 

-Lily! Lily! Cherches le plus de novices possible, et ramène les aux fils d'Erebus. Tu dois aller dans les hauteurs et ne surtout pas toucher la terre! Aller!

 Il me fallut tous juste une seconde pour réagir et alors que la prof hurlait aux fils d'Erebus l'accompagnant de fermer les portes, je m'inclinais face à elle la main sur le cœur. Un dernier regard sur mon amie Théodora qui finissait son combat et je m'élançais hors de l'école alors que les portes se fermaient dans mon dos. Une fois au milieu de la foule d'humains je me frayais un chemin à coup de poing, de dague et de crocs, jusqu'a me retrouver au milieu du parc. 

Où pourrait-il rester des novices? Où avaient-ils pu se réfugier en entendant l'annonce? Le temple était bien trop loin pour que je m'en occupe. Les salles de classes elles avaient tous étés évacués par les professeurs... Mais qu'en serait-il des écuries? Et de la salle d'entraînement? Oui c'est là-bas que je devrais aller voir. Un rapide coup d’œil environs, je cherchais avec espoir à apercevoir Dadar, mais celui-ci n'était pas là, surement trop occupé à se battre près des remparts... J'ignorais ce que voulait faire Cyrius mais son ton pressant était sans appel, il me fallait me dépêcher. 

Je courus donc en premier lieu vers la salle d'entraînement, la plus proche, et bien vite des cris de terreur arrivèrent à mes oreilles, me poussant à presser encore le pas. Une foule d'humains plus armées les uns que les autres faisaient face à l'entrée et me bloquaient le passage... Tempi je passerais par la fenêtre. Il y avait des novice la dedans, au moins deux vus les appels qui me parvenaient. Sans arrêter ma course, et profitant que la salle soit en plein sol, je me jetais au travers du carreau, m'écorchant les bras et une jambe au passage, et me retrouvais à plats ventre dans les débris de vers, juste derrière deux jeunes garçon bien plus jeunes que moi. Deux novices de première année qui étaient venus s'entraîner en attendant leurs cours prochains et qui s'était fait prendre au piège par les humains. Un troisième novice était déjà étendu au sol, alors qu'un quatrième, plus âgé, surement un troisième années, s'occupait de tenir les humain à distance hors de la pièce. Alors que je me relevais aidée par les plus jeunes, celui-ci m'indiqua que le jeune garçon au sol tait mort, un coup de fusil, et qu'il ne tiendrait pas longtemps avec les quelques flèches qu'il lui restait. 

Attrapant un arc à mon tour sur l'un des murs de cette salle d'arme, je me mettais à ses côtés et commençait un flécher de l'humain tout en criant au deux jeunes. 

-Sortez par la fenêtre et foncer rejoindre les fils d'Erebus! Faites vites!! 

Les deux jeunes ne se firent pas prier, et sortirent en vitesse pendant que nous nous occupions de garder les humains à distance. Je me creusais un peu la tête à la recherche du nom de celui qui m'aidait, je l'avais déjà rencontré... Un certain.... Jammy? Je n’en étais pas certaine mais entre deux tires je tentais.

-Jammy? C'est bien comme ça que tu t'appel? 

-C'est bien ça oui... Mais ce n’est pas vraiment le moment de faire les présentations...

Me répondit sa voix grave et cassée par les appels passés plus tôt et par la fatigue. Il avait raison et je m'empressais d'hocher la tête avant de tirer une nouvelle flèche qui alla se loger dans la gorge d'une jeune femme, qui s'entassaient sur le tas d'humains bloquant l'entrée.

-On doit sortir de là!!! Cria Jammy légèrement paniqué...

-Oui! On va reculer tous les deux jusqu'à la fenêtre et sortir chacun notre tour... A trois!! Déesse viens nous en aide... Un, deux, go!!!! 

Il passa le premier fonçant jusqu'à la fenêtre pendant que je le couvrais, puis il prit le relais pour me permettre de le suivre. Ouf, nous voilà sortis de ce bordel. Les deux jeunes novices devaient surement être en sécurités aussi à présent, il me restait à aller voir les écuries, au plus vite. Je proposais donc à mon compagnon d'infortune de m'accompagner, et comme il accepta nous fonçâmes jusqu'au ranch ou les hennissements des chevaux paniqués nous attendaient. Pas de novices à proximité, ou déjà trop mort pour nous appeler... Jammy se chargea donc de sécuriser la zone  de son mieux pendant que je libérais les chevaux les laissant s'enfuir pour se mettre en sécurité. Une fois cela fait, et avant d'attiré l'attention d'un groupe d'humains, je rejoignais mon ami du jour.

-Jammy! Ne restons pas là! Il faut qu'on monte sur les hauteurs! Loin du sol!!! 

-Pourquoi donc?!! Me répondit le jeune homme franchement surpris par mon idée et ne comprenant absolument pas l’intérêt d'une telle action. 

-Fais-moi confiance!!! Lui répondis-je un peu sur les nerfs. 

Ainsi nous partîmes tous deux comme des furies en direction de la petite forêt où des arbres assez hauts nous permettraient de nous mettre en sécurité. Je dus évidemment abandonner mes escarpins en bas de l'arbre, sans quoi il m'aurait été impossible de grimper, et non sans mal je parvins à me retrouver cramponnée à la cime de ce qui devait être un grand chêne blanc. Jammy me faisait face, sur un arbre voisin, et me regardais en cherchant à comprendre ce que l'on faisait là... Enfin je pris donc le temps de lui expliquer.
 
-C'est ce que m'a dit de faire le professeur Cyrius. Ne me demande pas pourquoi je n'en ai aucune idée moi-même. Elle doit avoir un plan, et personnellement je n'ai pas très envie de me retrouver au sol lorsqu'elle passera à l'action! Attendons de voir. 


Jammy hocha la tête mais resta silencieux, me faisant signe de l'imiter et d'écouter... un groupe d'humain approchait dans notre direction. La haut perché, nous ne risquions pas vraiment de nous faire repérer, mais je restais sur mes gardes...
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Cyrius B. Lafferty
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 27 Mai 2014 - 20:47

Je crois n'avoir jamais autant prié de ma vie qu'en cet instant précis. Ce moment fatal. Mon cœur tambourinait jusqu'à s'échapper de ma poitrine, je voulais vomir mes tripes et me foutre un poing sur ma tête pour me réveiller. Je priais de toutes les fibres de mon corps. Il fallait attendre le bon moment, le moment parfait. Je voyais Naila se concentrer de plus en plus, ses veines ressortaient sur son front et l'énergie que demandait ma requête était bien au dessus de tous pouvoirs. Mais je sentais déjà le parfum du sang s'entremêler à de l'eau, et des petites rivières glissaient tranquillement le long de notre champs de bataille. Surveillant aussi le ciel, pour voir si mon élément répondait toujours présent, j'avais une pensée pour mon mari et mes enfants.

Je ne savais pas que nous allions tout de même survivre. Je savais que la déesse me soufflait que Theodora serait une aide bien plus que précieuse. Et je ne devais pas m'en passer. Avec rage, je pris la tête d'un humain le cognant contre me genou, essayant de me concentrer sur le chemin de l'eau. Le terrain était en pente, et les écoulements commençaient à sérieusement ralentir les pauvres mortels.

Avec dextérité, je pris la main de Theodora dans la mienne et la tira brusquement.

- Viens par la, et grimpe sur cet arbre.

Je collais mon pieds dans un visage d'humain, essayant de courir le plus rapidement possible pour percher Theodora tout en haut de la cime de l'arbre. Il était très haut, et je savais qu'avec l'adrénaline et ses capacités multipliés par sa facette vampire, elle pourrait grimper comme un chat. Le ciel grondait. Et moi aussi, en cet instant. Tout allait se jouer en une fraction de seconde. Je lançais un dernier regard derrière moi, croisant le regard de Dadar, battant en retrait avec les jeunes novices. Tous étaient perchés sur des arbres, sur de la pierre, ne touchant aucunement l'eau.

Mes iris s’attardèrent sur Naila, qui commençait à devenir un torrent de colère. Il fallait que ça déferle. La pluie, quand à elle, tombait de plus en plus, et d'énormes nuages noirs recouvraient la lune et le ciel. Il faisait presque noir. Mais les torches des humains brillaient dans la nuit, petits esprits malsains cherchant à nous apeurer. Ce qu'il ne savait pas, c'est que nous avions grandis ici. Et évolué.

- Theodora, je te donne le lien de l'Air avec moi. Laisses l'élément rentrer en toi, par tout tes pores, laisses le insuffler sa magie en toi.

Une bourrasque violente me fît trembler, puis un fil dorée se mit à scintiller entre l'élève et moi. Elle allait être une des clés.

- Lorsque je te donnerai le signal, lève tes mains vers le ciel. Ne t'en fais pas, si tu acceptes l'Air, il ne t'arrivera rien. Si je vois que tu ne tiens plus, j'arrêterai le processus et il faudra que tu cours te cacher à l'intérieur.

Une petit voix s'infiltra dans mon crâne, croyant que ma conscience me parlait au début. Non, c'était Nyx « Elle est forte, elle y arrivera, ma fille » Je regardais Theodora droit dans les yeux, avant de lui faire un signe de tête.

-J'en appelle à toi, mon élément. Il va falloir qu'on finisse cette bataille en beauté. Si je t'ai imploré en tant qu'orage aujourd'hui, ce n'est pas pour rien. Il va falloir que tu nous protèges Theodora et moi. Mais avant, libères toi. Déchaînes ta colère comme je l'entends. Fais moi voir ta fureur, et je l'accueillerai les bras ouverts...

Un grondement terrible résonna dans le cœur du ciel, et les humains admirèrent les éclairs se former dans les nuages noires.

- THEODORA, MAINTENANT!

Lorsque ses mains se levèrent, un terrible éclair entra en elle avant de passer par notre file qui nous connectait. Cette sensation de se recharger de toute énergie possible me fît un bien fou. L'électricité passa dans mes veines, dans mon cœur, mes entrailles...Il était partout. Il me déchirait de l'intérieur pour faire voir qui j'étais réellement.

Il fallait mettre le coup de grâce. L'eau se répandit un instant à mes pieds, et je poussais un hurlement, avant de plonger mes mains dedans. L'eau devînt alors mortelle pour les humains, et des décharges secouaient leurs corps sans pitié. Je mettais un terme à cette guerre. Mais qui sait, peut être n'abandonneront-ils pas...



"C'est alors que la brise se mit à souffler un chant délicieux, au milieu des cadavres. Des pétales de mille couleurs tombaient, épousant les boyaux des morts avec tendresse. La bas, au loin, la maîtresse du ciel s'en allait avec un sourire paisible."
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mer 4 Juin 2014 - 16:46

La haine que j'avais envers ses humains étaient beaucoup plus grande que la haine envers les prêtresses de cette maison. Alors faire déferler l'eau parmi de misérables mortels pour les tuer était plus un jeu pour moi qu'une simple requête et défendre les nouveaux élèves étaient presque un honneur.

Qu'est-ce que je disais?! C'est comme si Nyx me rappelait dans le droit chemin avec cette guerre mais peu importe, je sais que cette guerre est un entrainement pour moi. Un entrainement pour détruire ceux qui ne sont qu'illusion de bonté ici.

Lorsque je pensais tout les élèves en sécurité, je commençais à faire naitre un lac mortel parmi les humains armés jusqu'aux dents. L'eau sortait du sol, les nuages arrivaient, grondant de la lourde charge aqueuse qu'ils transportaient et gonflés d'électricité. Les humains se rapprochaient de plus en plus, je pouvais sentir la chaleur de leur torche ainsi que la lueur de victoire dans leur yeux. Ils sont tellement pathétique. Leur incrédulité m'arrachait un sourire cynique, tout ce sang parce qu'ils nous prenaient pour des monstres. C'est leur présence ici qui excite les monstres qui sont en nous.

Mais malheureusement pour eux, j'étais déjà devenu un monstre et leurs présence décuplent ma soif de tous les détruire, tous les détruire pour avoir osé pénétrer ici.

L'eau avait envahi leur armée, il ne manquait plus que Cyrius pour tous les détruire. Je ne savais pas si tout cela m'épuisait mais cette sensation de tenir des vies entre mes mains faisait montrer l'adrénaline. J'adorais cette sensation de contrôle et de puissance, je tiendrais ici des heures pour les voir tous mourir devant mes yeux!

Je regardais les humains essayé d'avancer dans la boue et leur jambe dans l'eau, ce spectacle cataclysmique était le meilleur paysage que j'ai jamais vu.

A ce moment précis, il n'y avait plus que ces humains, l'eau et ma rage qui montrait mes ténèbres en plein jour. Cette aura noire qui faisait partie de moi, ma meilleure amie dans tout les moments. Elle était enfin là face au monde et plus rien ne pouvait m'arrêter.
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Sam 7 Juin 2014 - 22:31

Cyrius saisit ma main et me tira vers les arbres, je trottinais derrière elle en jetant des coups d'oeil à la ronde. Il n'y avait presque plus d'humains debout, mais ceux qui restaient été déjà beaucoup trop. C'est qu'ils tenaient ces abrutis.

- Viens par là, et grimpe sur cet arbre.

Je hochais la tête puis attrapais une branche à pleins mains. A la force de mes bras je me glissais sur une branche, accroupie sur celle-ci je restais tournée vers Cyrius. Que devais-je faire maintenant ?

La pluie redoublait de violence, les nuages recouvraient le ciel, et le sang s'imprégnait de plus en plus profondément dans le sol, de manière irréversible. Tout allez trop vite. Beaucoup trop vite, Cyrius avait un plan je le lisais dans ses yeux, dans son air déterminé.

- Theodora, je te donne le lien de l'Air avec moi. Laisses l'élément rentrer en toi, par tout tes pores, laisses le insuffler sa magie en toi.


En réponse à ses paroles un coup de vent remua mes cheveux. IL semblait chanter à mes oreilles, IL m'entourait comme pour me protéger comme pour me remplir d'une énergie neuve et pure. L'Air. Je fermais les yeux en savourant ce sentiment de bien être. Un sentiment rare ces temps-ci. Un sentiment profond et nouveau. Un sentiment des plus revigorant, débordant de vie. Débordant de l'énergie de la déesse. De son amour.

- Lorsque je te donnerai le signal, lève tes mains vers le ciel. Ne t'en fais pas, si tu acceptes l'Air, il ne t'arrivera rien. Si je vois que tu ne tiens plus, j'arrêterai le processus et il faudra que tu cours te cacher à l'intérieur.

-Okay, je vais y arriver. Ça va.

Avec l'agilité d'un chat j'entrepris de grimper le plus haut possible dans cet arbre, il était gigantesque, mais ce n'était plus un problème depuis quelques années. Mon agilité était une chose qui s'était développée depuis le jour de mon marquage. Au bout de quelques secondes j'étais presque au niveau de la cime. Je m'assis dos au tronc, les jambes pendantes au-dessus du vide de chaque côté de la branche sur laquelle j'étais nichée. Les feuilles étaient parsemées au-dessus de moi, me permettant de voir le ciel sombre. J'entendis Cyrius parlant à l'Air. Mais la pluie faisait trop de bruit pour que je puisse comprendre ses paroles. D'une main je frottais mon bras, l'Eau lavait le sang présent sur mon corps. Tant le mien que celui de ces humains. La fatigue commençait à me tourner le crâne et mes crocs douloureux m'indiquaient "Vas boire Theo', Vas croquer de l'humain". Bientôt, bientôt, mais tout d'abord Cyrius devait mettre fin au carnage et je devais l'aider. Le silence régna pendant trois secondes et je me tins prête. Le calme avant la tempête. Un éclair déchira la nuit, les humains levèrent le nez vers sa beauté. Et Cyrius cria.

- THEODORA, MAINTENANT!

Mes mains se levèrent d'elles-mêmes, je sentis une énergie violente et pourtant si belle me traverser, elle semblât me jauger, et je fûs visiblement jugée apte, puisqu'une tout petite partie de ce pouvoir resta avec moi, me permettant de tenir, tandis que les 99,99 autres pour cents se lancèrent vers Cyrius à travers le lien qui nous reliait. Le peu de force qu'il me restait s'envola, mes yeux se révulsèrent et mon corps se relâchât alors que je basculais en avant sur ma branche.

.........

Mon crâne semblait sur le point d'exploser, et j'avais très froid. J'étais trempée, ma joue était douloureuse et appuyée sur une chose glaciale. Et mon bras droit était totalement engourdi.

Plic. Ploc.
Plic, Ploc.
Plic. Ploc.

Ce bruit in-interrompue commençait à me taper sur les nerfs. Je me redressais lentement et les souvenirs m'assaillirent de toutes pars quand je levais ma tête de l'épaisse branche sur laquelle j'étais affalée. Merde, je m'étais évanouie, et à la vue de la Maison, je pûs en déduire que ce n'était pas que pendant quelques minutes. Au moins une heure, voir un peu plus. Le bruit de gouttes d'eau qui tombe était en fait le sang qui gouttait le long de mon bras sur une branche en contre bas. Avec tout ça, je n'avais pas fait attention à mon corps et j'étais pleine de plaies et de bleus. Mais ce n'était que secondaire par rapport aux événements. Je tendis la main et touchais mon épaule droite, il y avait là une plaie assez profonde et douloureuse, de laquelle s'écoulait du sang en quantité importante.

J'étais entièrement poisseuse de sang et de pluie. Tout mon bras me paraissait lourd et froid. Conclusion, je devais boire un coup.
Un silence particulièrement étrange et macabre résonnait, il n'était coupé que par la pluie maintenant légère et des pleurs venant de toutes part. Des miens étaient morts. Mes frères, mes soeurs. Le chagrin et la haine serrèrent mon coeur. Je levais les yeux vers le ciel « Nyx, j'espère qu'ils vont tous bien près de vous »pensai-je à notre Déesse.

Avec difficulté, je dés-escaladais l'arbre. Et de la dernière branche, je sautais et m'étalais lamentablement dans l'eau qui recouvrait encore le sol en gémissant. Des morts il y en avait partout. Tous ces humains qui salissaient notre maison. Heureusement que Cyrius avait réussi à tous les tuer. Sans elle, ils auraient fait beaucoup plus de dégâts. Mais le plus dur était encore à venir.
La bataille était finie et l'adrénaline était partie avec.
Maintenant nous devrons rendre hommage aux nôtres. Nous allons pleurer, faire des cérémonies, prier, honorer la Déesse. Mais nous n'oublierons jamais ce combat, cette attaque donnée par les humains. Nous nous tiendrons prêt pour un nouvel affront.

J'entendais les gens s'affairaient dans la Maison, aidant les blessés, ramassant nos morts, nos amis. Je me relevais lentement. Ma vision se brouilla, Ok. Première étape :du sang. Sans, je ne pourrais pas tenir, donc pas aider. En vacillant je réussis à traîner ma carcasse jusqu'à l'entrée. Un novice passa à ce moment, un chariot remplit de poches de sang tiré derrière lui, en me voyant il m'en donna cinq, me demanda si je pouvais me débrouiller seule et face à ma réponse positive il se dépêcha d'apporter sa cargaison à l'infirmerie. Je me laissais glisser contre un mur. Je déchirais les poches les unes après les autres et les vidais en quelques secondes sans en gaspiller une goutte. Cette sensation de frais dans ma gorge me fit du bien. Mais pas autant que l'Air tout à l'heure, IL me manquait un peu en fait. Un peu beaucoup. Beaucoup, beaucoup.

Ce sang sera suffisant pour m'aider à cicatriser, mais ce sera plus long que si je pouvais en avoir plus. Mais ce n'était pas le moment d'être égoïste, d'autre de mes amis en auront besoin. Je voudrais me lever et allais les chercher. Je voudrais savoir qui est vivant, qui a péris. Je voudrais savoir où est passée Lily tout à l'heure. Je voudrais savoir comment va Cyrius. Je voudrais trouver Sky. Je voudrais. TOUS les voir. Mais je n'avais même pas la force d'ouvrir les yeux. En soupirant de mécontentement, je commençais à somnoler. Dans le hall, face à la porte, salissant de mon sang le mur de pierre.
Je sentis une petite boule de poils se serrait contre moi. Sky ! Elle s'était cachée pendant la bataille cette petite coquine et elle allait bien. Déesse, merci. C'était déjà ça de pris. Une petite survivante.

Des cadavres d'humains étaient encore ici. Je voudrais, les bouger, les virer de chez moi. Brûler leur corps. Mais je dormais déjà en serrant Sky contre moi. Cette bataille était finie. A mon réveil, j'en commencerais une autre. Le nettoyage et les souvenirs.
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Dadar Bélial
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 17 Juin 2014 - 13:36

Un éclat de ma lame, un cri de douleur et un humain de moins... Mes bras étaient lourds, un autre éclat, un autre cri et un autre humain au sol.

Je n'en pouvais plus, j'étais vidé, totalement les humains revenaient toujours sans cesse bien qu'ils aient déjà été réduit de plus de moitié et pourtant ils attaquaient toujours avec la même force, la même haine et les mêmes insultes...

Je commençais à en avoir assez, las de combattre pour la première fois, ça n'était plus amusant ça n'était plus un jeu. Je jetais un coup d'oeil rapide sur le champ de bataille et vit que nous n'étions plus que trois à faire face à la marée humaine. Trois fils d'Erebus, chacun avec son épée filant à une vitesse folle pour trancher nos assaillants qui s'impilaient sous nos pieds, leurs sang se mélangeait à l'eau toujours de plus en plus haute malgré la pente. J'esquivais un coup de lame à l'épaule mais ne put empêcher l'arme de m'entailler l'avant bras sur tout le long me faisant lâcher un grognement de douleur alors que je lâchais ma claymore. Je le vis amorcer son geste pour m'embrocher sur sa lame mais usant du reste de force que j'avais encore, je lui assénait mon plus violent chassé en pleine poitrine faisant résonner un craquement lugubre dans les alentours alors que l'homme allait s'écraser comme un fétu de paille sur ses amis derrière-lui, puis me tournant vers mes deux compagnons je leur criais simplement:

Dans les hauteurs!!

Le premier me suivit alors que je tournais les talons et grimpai la pente menant à l'entrée de l'école sans oublier de récupérer ma claymore avec puis nous allions enfin grimper dans un arbre quand je vit les nuages noirs s'amasser au dessus de nos tête, enfin je compris, l'eau, le vent pour attirer les nuages et enfin... La foudre.

Pile au moment où mon pied quittait l'eau, un éclair frappa la surface aqueuse se propageant pour frapper tous les humains d'un seul coup. C'est la première fois de ma vie que je voyais un tel évènement... LA puissance du pouvoir de Cyrius me fit une forte impression et la confiance que moi et les autres Fils d'Erebus avions mit en elle avait payée...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

C'était finit? Toute cette bataille, cette souffrance et cette tristesse pour un final de quelques secondes??? Il fallait pourtant y croire, je fus le premier je crois à regagner le sol trempé autant de sang que d'eau, je me rattrapais en m'appuyant sur ma lame pour ne pas tomber et commençais à faire l'inspection de mon propre corps avant tout... J'y constatait quelques blessure, plus ou moins profondes, une aux côtes qui saignait toujours en abondance et une autre sur l'avant bras dans le même état, puis quelques unes supplémentaires un peu partout sans trop de gravité... Je n'étais pas le plus sévèrement touché aussi repris-je ma route, allant directement au milieu du champs de bataille, ou plutôt de ce qui en restait: Des corps... PArtout, des humains, des vampires et des enfants... Autant vampires que quelques uns humains, cette vision me fit serrer les poings et les dents mais je continuais mon regard se posa sur l'autre côté du mur ou les quelques humains restant se rassemblaient tous plus hébétés les uns que les autres.

Je repris ma lame en main et me postais simplement dans l'embouchure du rempart qui entourrait la maison de la nuit les défiant du regard d'approcher, je n'étais plus d'humeur à me battre, j'étais d'humeur à tuer et ils durent le comprendre puisqu'ils prirent tous leur jambes à leur cou, c'était finit je crois, que devais-je faire? Je ne sais pas... Je ne sais plus, mon regard parcourut à nouveau le champs de bataille et j'apperçu le corps du vampire qui avait combattu à mes côtés avec un autre mais qui était resté derrière pour couvrir notre fuite, j'allais rejoindre son cadavre m'agenouillant simplement dans l'eau à côté de lui pour lui fermer les yeux, il conservait le sourire que je lui avais vu durant tout le combat.

Tu as bien combattu mon frère, que notre Déesse te garde.

Puis je me relevais simplement et titubais légèrement vers je ne sais où essayant de retrouver ce dont j'avais plus besoin...

-Lily...
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MessageSujet: Re: Vade retro percussor   Mar 17 Juin 2014 - 14:16

Les humains étaient de plus en plus proche, mais Jammy et moi restions bien silencieux, pas encore repéré. Nous nous jetions quelques regard aussi anxieux que complice, espérant bientôt comprendre ce que nous faisions pendu ainsi a ces arbres... Alors que la pluie se faisait de plus en plus insistante recouvrant le sol d'une fine couche d'eau. D'ailleurs j'étais trempée moi aussi. Mes beaux cheveux de feu, habituellement ondulés et flottant autour de moi telle une crinière enflammée, pendaient a présent, tous raide, dégoulinant. Jammy n'avait pas l'air plus a son aise non plus, tremblotant de froid, et gouttant a qui mieux mieux... Mais heureusement nous n’eûmes pas bien longtemps a attendre.

Le ciel s'assombrissait de plus en plus... devenant plus menaçant a chaque instant. Je priais intérieurement la déesse de nous venir en aide a tous, et de veiller sur ceux qui me sont chère, mon amour Dadar, mes amies comme Theo, Luna et les autres... Au moins mon frère et ma meilleurs amies étaient loin eux, et en sécurité.

J'avais les yeux fermés lorsqu'une lueur éblouissante, de celle que l'on voit parfaitement derrière nos paupières fermées, illumina le ciel, suivit d'un cris d'horreur de mon jeune ami Jammy. J'ouvris alors les yeux pour voir.... Un spectacle aussi effrayant, atroce, que magnifique. J'en restais bouche bée, alors que l'on regardait les humains s'écroulé les uns après les autres dans d'horribles et mortelles convulsions. Pas un son ne sortis de ma bouche. Le jeune qui m'accompagnait ne retenait ses sanglots qu'avec difficulté. Puis bientôt ce fut le silence. Un silence lourd, inquiétant. Plus personne ne bougeait. Même pas Jammy ou moi. Et quelques minutes passèrent ainsi.

Je fus la première a reprendre mes esprit... Après un dernier coup d’œil au sol juché de cadavres, je proposais au jeune qui m'accompagnait:


-Je crois qu'on peu redescendre... Rentrons voir ce qu'il en est... Tu arrivera retourner au sol?

Le jeune resta une bonne minute a me fixer avec des yeux comme des soucoupes, hésitant un instant avant de simplement hocher la tête. En un rien de temps il était au sol, s'étant plus laissé tombé qu'autre chose. Je prenais moi plus de temps pour des-escalader le tronc, et le rejoignit rapidement. Il tremblait encore, et pour le soutenir j'entourais ses épaules d'un bras pour avancer avec lui, tant bien que mal, entre les cadavres, en direction de l'école. Déjà les fils d'Erebus avaient pris en charge de débarrasser l'école de tous ces morts.

Une fois le jeune homme en sécurité dans le hall d'entrée de l'école, où les survivants s'activaient déjà à organiser la suite des éventements, dirigés par Cyrius B. Lafferty, qui semblait gérer cela à la perfection, je le laissais là, lui conseillant de passer a l'infirmerie.

Enfin, j'allais ressortir pour me mettre a la recherche de mon combattant, lorsque aperçue Théodora endormis contre un mur, un chat ronronnant dans ses bras. Je m'approchais d'elle rapidement, pinçant mes lèvres avec inquiétude, et entrepris de vérifier qu'elle ne soit pas grièvement blessée ou pire... Une fois rassurée je soupirais légèrement, et avec un petit sourire, je la pris dans mes bras, bien délicatement pour ne pas la réveiller, et la portait ainsi jusqu'aux escalier. Le chat lui avait sauté au sol et nous suivait de ses pas de velours. Bientôt nous arrivions aux dortoirs des filles, et après avoir trouvé la chambre de mon amie, je l'y installait au lit, y déposant a côté d'elle son matou déjà tous ronronnant.

Bien maintenant il était temps de m'occuper de moi. Et moi, ce que je voulais... C'était de retrouver mon aimé. Je dévalais donc les escalier en criant a tue tête:

-DADAAAAR!!!! T'ES OU???!!!!????
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