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 Quand le passé bouleverse le présent

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Ever D. Black
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MessageSujet: Quand le passé bouleverse le présent   Jeu 2 Jan 2014 - 17:15


Quand le passé bouleverse le présent



***



Deux jours auparavant..
Bureau de Démona Black - 21H24




Toujours le nez dans la paperasse. C'est devenu mon quotidien, relire les dossiers à la recherche d'une quelconque erreur, ou bien simplement une absence d'information. Archiver, classer, ranger, trier.. Et étudier les moindres détails sur les nouveaux arrivants, les jeunes novices, fraichement marqué.

Assise dans mon beau fauteuil de cuir noir, face à mon bureau. L'ordinateur portable face à moi, mon regard rivé dessus. Je soupire et me prends la tête entre les mains. Il faut que je passe des commandes pour l'école, que ce soit en arc pour la salle de tir à l'arc, où en nouvel équipement pour les écuries ou encore de nouveaux instruments ou bien toiles neutres pour la salle de musique ou de dessin. Enfin, vous aurez compris, je suis pas mal occupée là. Pourtant je n'ai qu'une envie, me jeter dans mon lit et dormir, mais bon, je viens seulement de me lever, il n'y a même pas deux heures.

Je redresse la tête, mes doigts tapotent sur le clavier tandis que mon esprit divague. Le calme est enfin revenu à la Maison de la Nuit, tout comme en ville. On peut dire qu'on l'a échappé belle. Enfin, vous connaissez déjà toute l'histoire, ne ressassons pas les souvenirs douloureux..

BZZZZ BZZZZ BZZZZ BZZZZ .. C'est quoi ce bordel ? Qui c'est qui m'appelle à une heure pareil ? Oh quoique la nuit, ne fait que commencer.. Je saisis mon téléphone, qui vibre contre le bois du bureau. Tiens, un numéro inconnu.. Curieux. Je prends l'appel et je porte le mobile à mon oreille.

- Allo ? Dis-je.
- Bonsoir Madame. Excusez moi, de vous déranger à cette heure.. Vous êtes bien Madame Black ? Démona Black ? Réponds une voix masculine à l'autre bout du fil.
- C'est moi, que puis-je pour vous ? Et qui êtes-vous ?
- Lieutenant Gray. Je dois vous informer...
- Allez droit au but, je vous pris ! Le coupais-je sur un ton froid.
- Très bien.. Alors. Votre mère est décédée. Elle a succombé à ses blessures suite à un accident de scooter. Nous supposons que la personne qui l'accompagné était son compagnon. Je vous épargne les détails. Répondit-il, une voix hésitante au début.
- Ma.. Ma mère ? Sa m'étonnerait, elle n'a plus de compagnon.. Dis-je en fronçant les sourcils.

Je rabaissais l'écran de l'ordinateur portable. Le lieutenant, m'expliqua alors la raison de son appel. La personne qui était décédée à l’hôpital était bel et bien ma mère. A vrai dire, sa fait tout drôle quand on vous apprends que votre mère est morte, alors que je n'avais plus aucuns contact avec elle depuis le jour de mon marquage. En plus de cela, le lieutenant m'apprit qu'elle avait un compagnon, personne n'a retrouvé son identité, le corps n'était pas exploitable apparemment.

Alors.. Ma mère aurait refait sa vie avec un autre homme, que mon père. Ce connard qui nous a abandonné à mon plus jeune âge ? Comment est-ce possible ? Elle qui croyait dur comme fer qu'il reviendrait un jour où l'autre..

On aurait pu s'attendre à ce que je me mette à pleurer, c'était tout de même de ma mère que l'on me parlait, mais non, aucunes larmes ne roulaient le long de mes joues. J'étais bien trop concentrée sur ce que le policier me disait pour verser des larmes.

- Et je vous appelle également, pour vous dire les dernières volontés de votre mère.. Repris l'homme à la fin de son récit.
- Euh.. Oui.. Oui dites moi. Dis-je, un peu décontenancé.
- Eh bien.. Elle avait eu un enfant avec son compagnon. L'enfant été chez une de ses amies lors de l'accident, elle a demandé, avant de mourir, qu'il vous soit confié. Il est mon devoir de faire en sorte que l'enfant vous soit, donc, confier. Il sera sous votre garde.
- Quoi ?! Un enfant ? Mais.. mais.. Je repris mon souffle. Que savez-vous de cet enfant ? Êtes vous sur, que ma mère ai demandé à ce que ce soit moi qui en est la garde ?
- Certain Madame Black. C'est une petite fille, âgée seulement d'un an. Vous déciderez vous même, ce que vous choisirez pour l'enfant. La placer dans une famille d’accueil ou bien l'adopter.

Le silence était pesant. Je ne savais plus quoi faire. Cette enfant était la fille de ma mère, elle pourrait être ma demie sœur.. Mais on me demandait de l'adopter ou de la confier en famille d’accueil.. Que faire ? Ramener une humaine à la maison de la nuit, parmi tous ces vampires était-ce vraiment la meilleure solution ? Je n'en avais aucunes idées. Le "Il y a quelqu'un ?" Du lieutenant de la police, mit un terme à mes pensées.

- Oui. Oui très bien. Donnez moi vos coordonnées, je déciderais de ce que je fais de la petite une fois sur place. Dis-je, sûre de moi.

La conversation, s'acheva après avoir décider de la date du rendez-vous. J'avais les coordonnées d'un commissariat de police. Je n'aimais pas ce genre d'endroit. Je détestais ce genre d'endroit, était le terme exacte en fait..

Dans deux jours, aurait lieu l'enterrement de ma mère. Je devais de m'y rendre, elle m'avait élevé et supporté, durant mon enfance d'humaine, je lui devais bien ça. Même si l'idée de me trouver parmi plusieurs humains me terrifiée. Oui, sa me terrifie, j'ai encore du mal à contrôler mes pulsions quand je me retrouve avec la race humaine. Malgré les récents événements. J'ai pas envie de tous les égorger. Dans deux jours, j'irais voir l'enfant. Dans deux jours, j'avais une grande décision à prendre et je n'avais, mais alors, aucunes idées de ce que je ferais !




***




Un jour avant..
Chambre - 04H50



Je retournais tout mon armoire, à la recherche d'une tenue vestimentaire convenable pour un enterrement. Pourtant ce n'est pas le noir qui manque dans mes affaires ! Mais bon, on va éviter de se pointer en robe à rat de la salle de jeu quand même..

Je lâchais un long soupir et je m'asseyais sur le rebord de mon lit. La veille au soir, un agent de police m'avait appelé pour m'annoncer la mort de ma mère ainsi que ses dernières volontés. Elle avait souhaité que son enfant me soit confié. Vous y croyez vous ? Je me pris la tête entre les mains. Les larmes menaçaient de couler, aux coins de mes yeux ambre. J'avais cru avoir tiré un trait définitif sur ma vie d'humaine, mais il faut croire que le passé décide de vous rattraper un jour ou l'autre.

Je devrais me rendre dans une ville du nord ouest de la France pour l'enterrement. Dans ce coin là, il n'y a pas de maison de la nuit et donc les habitants de cette petite ville ne doivent pas être au courant des récents événements qui ont eu lieu ici. Ce n'est pas plus mal. C'est même bien mieux ainsi.

On frappe à ma porte. Je chasse les larmes et me redresse, invitant la personne à entrer. Kayson. Il a ressenti que sa n'allait pas, j'avais complètement oublié de lui barrer le passage pour lire mes émotions.

- Tu ne devrais pas être là.. J'aurais du t’empêcher de ressentir mes émotions. Mais bon, puisque tu es là, il faut que je t'annonce quelque chose. Lui dis-je avant de l'embrasser tendrement, un pauvre sourire sur les lèvres.

Je m'asseyais contre lui, sur le rebord du lit. Sa main caressait mes cheveux. Sa présence m’apaisait. Je soupirais avant de parler.

- Hier tôt dans la nuit, un agent de police m'a appelé. Oui, je sais ce que tu va dire, mais laisse moi terminer, j'ai de bonnes raisons de l'écouter cette fois. Demain je me rends à l'enterrement de ma mère. Ma mère humaine. Elle est morte et.. Et je dois me rendre là bas..

Je ne peux retenir mes larmes. Je ne peux m’empêcher de sangloter. J'en avais assez de devoir me montrer forte tout le temps, pour n'importe quelle épreuve. J'en avais plus qu'assez et sa me faisait du bien de pleurer. J'avais tenté d'oublier mes émotions et mes sentiments à l’égare de ma mère mais je n'y parvenais pas. En vérité, ma vie d'humaine me manquait parfois ainsi que ma mère, avec qui j'avais vécue, bien des épreuves.

L'étreinte de Kayson me réconfortait et bientôt les sanglots et les pleurs cessèrent. Je finissais de lui expliquer ce que je ferais demain. Sans lui parler de l'enfant. Je ne voulais pas le mettre au courant. Étant donné que je ne savais quoi faire.

- Mais.. Tu comprends.. Demain, il y aura beaucoup d'humains et.. Je ne sais pas si j'y arriverais.

Rien que de parler d'humains, une légère brulure commençait à m'écorcher la gorge. Il attrapait mon visage entre ses mains et m’embrassait avant de me rassurer, de me dire que tout irait bien et qu'il allait m'aider à estomper ma soif.

Je ne le remercierais jamais assez d’être là pour moi. Alors, il se fit saigner et je me jetais sur lui. Je vous laisse deviner la suite..


***



De retour dans le présent.




Il fait jour dehors et pourtant je suis déjà debout. Debout depuis la nuit dernière à vrai dire. Je n'ai pas dormis. Du moins pas encore. Aujourd'hui j'enterre ma mère. On m'a appris sa mort, il y a deux jours de ça. On m'a appris l'existence de sa fille, sa toute jeune fille qui se retrouve orpheline, sans famille, sans attache. Et il y a moi.

A bord de ma belle Audi A5 blanche, brillante comme ci elle était neuve. J'ai cherché durant des heures la tenue qui serait adaptée pour ce jour de deuil. J'avais finalement opté pour une robe noir, j'avais mis des bas noir et une veste en cuir noire également. Ainsi que des escarpins. Je n'avais pas eu besoin de lisser mes cheveux, ils étaient resté lisse de la veille. J'avais pris soin de me maquiller les yeux de noirs et de masquer ma marque. Autant masquer ma véritable identité, même un jour d'enterrement.

Le soleil étant devenu éblouissant pour mes yeux, j'avais enfilé des grosses lunettes de soleil, noires et je ne tarderais plus à arriver au cimetière. Cela faisait maintenant trois heures que je roulais, j'étais en retard et je me permettais de dépasser les limitations de vitesse, en prenant plaisir à rouler vite. La vitesse, j'aime ça et ma vie de vampire me le rend bien.

J'arrivais enfin à destination. Les pneus de la voiture crissèrent sur le gravier devant les portes du cimetière. Tous étaient vêtus de noir, tous les regards se tournèrent vers ma voiture. Quelqu'un s'approcha. Je coupais le moteur et ouvrit la portière pour m'extraire de l'habitacle. Des chuchotements parvinrent jusqu'à mes oreilles. Certains disaient : " C’est elle. C'est sa fille. Ou était-elle durant tous ce temps ?" Je les ignoraient, serrant la main que me tendait l'homme, face à moi. Il était l'homme des pompes funèbres qui s'était occupé de l'organisation de l’enterrement avec des amis de ma mère défunte. Il m'invita à le suivre, ce que je fis.

Il faisait froid, je sentais le froid sur ma peau mais je ne tremblais pas, j'étais immunisée contre le froid depuis ma transformation. Je me mêlais à la foule, ignorant les battements de cœur des humains qui m'entouraient. Je gardais les yeux braqué sur le cercueil que portaient quatre hommes, en direction d'une tombe.

C'était le moment. Le moment où mon passé s'enterrait avec le corps de ma chère mère. Un homme descendit dans le caveau, suivi d'un autre pour y déposer le cercueil. On y jeta des fleurs, précisément des roses. Roses blanches et rouges. Je m’arrêtais quelques minutes devant. Serrant la rose entre mes doigts. M'entaillant la paume avec les épines. Je murmurais quelques mots, à peine audibles:

- Je t'aime maman. Je t'ai toujours aimé. Même quand je n'étais pas là pour te le dire.

J'accompagnais mes paroles, en jetant la rose rouge dans le caveau. Je fermais les paupières tellement fort que quand je les rouvris, il me fallut quelques minutes pour ne plus voir des taches de couleur et pouvoir tourner les talons. Les larmes ruisselant sur mes joues. C'était incroyablement difficile de ne pas pleurer.

Un homme me fit un signe, je m'approchais de lui, perché sur mes hauts talons.

- Lieutenant Gray, je présume ? Dis-je en lui serrant la main. Nous discutions jusqu’à nous rendre à nos véhicules respectifs.

Je montais dans ma voiture, pour suivre la sienne. Nous étions a quelques minutes du commissariat de police. Je gardais les mains crispées sur le volant, mon regard était perdu dans la contemplation de la route qui se dessinait droit devant moi. Il me fallut quelques secondes pour réaliser qu'on était arrivé et que le policier attendait que je sorte de ma voiture. Ce que je fis.

Je le suivais de près, il me guidait dans les couloirs jusqu'à une salle. J'avais ôté mes lunettes de soleil. Il ouvrit la porte pour m'y faire entrer. Une femme, d'un certain âge était là assise sur un canapé avec une petite fille aux cheveux bruns. La petite fille, me regardait droit dans les yeux. Ses yeux étaient gris. Je restais figée là, à la regarder. La femme se redressa et le lieutenant me la présenta.

- Madame Quentin. C'est elle qui s'est occupée de l'enfant durant ces deux derniers jours. La petite n'a aucune identité, nous ne savons pas quel est son nom, elle n'a été déclaré dans aucunes des mairies de France.

Il continuait son blabla, tandis que mes yeux restaient braqués sur la petite fille. Elle tenait une petite poupée de chiffon entre ses mains. Mon cœur se serra. Cette petite poupée avait été mon doudou, jusqu'à mes dix ans. Ma mère l'avait donc gardée.

Je saisis la main que me tendais la femme aux cheveux tirant vers le gris. Je lui adressais un sourire, rapide. Mes yeux retrouvaient ceux de l'enfant. La petite fillette se laissa glisser le long du canapé et se mit à gambader a quatre pattes vers nous, enfin vers moi. Arrivée à ma hauteur elle agrippa ma jambe de ses petites mains pour se mettre debout. Je me mordais l'intérieure de la lèvre inférieure et je jetais un regard paniqué vers le lieutenant.

- Vous voulez qu'on vous laisse ?
- Non. Restez.. Répondis-je aussitôt.

Je baissais les yeux vers la petite fille aux yeux gris bleu. Elle était toute mignonne, qu'on aurait envie de la croquer. Oh. Que dis-je ? Pour un vampire cette expression n'est pas très adaptée.. Pour ce genre de situation du moins. Même si d'un coup, comme pour me rappeler ma vraie nature, les battements de cœur de l'enfant se mirent à atteindre mes oreilles. Je serrais les poings. Pense à Kayson.

Je fis un gros effort sur moi même pour rester calme. Je savais ce qu'il me restais à faire. Cette petite fille, ne pouvait, en aucuns cas être confiée à quelqu'un d'autre. Elle avait besoin, d'un père, d'une mère ou du moins d'une famille. Pour moi, ma famille c'est la maison de la nuit. Elle est peut-être humaine, mais je ne peux pas partir sans elle.. Elle est tous ce qui représente un bout de mon humanité. Sa me fendrait le cœur de la voir confié à quelqu'un d'autre.

Alors reprenant confiance en moi et me découvrant un grand instinct maternel, je me penchais sur la fillette pour la prendre dans mes bras. Je lui fis un sourire, gardant mes yeux ambres rivés dans les siens.

- Ma-man.

J'écarquillais les yeux. Quoi ?! Elle avait dit quoi là ? Sa parle à cet âge là ? Je levais les yeux vers le lieutenant et la femme. Qui me regardaient en souriant, plein d'espoir. J'hésitais encore, malgré mon attachement pour la petite. Mais n'étais-ce pas la volonté de ma mère, qu'elle me soit confié ? Si, sa l'était, elle n'avait pas eu une vie facile, et enfant je ne lui avais pas facilité la tache. Je lui devais bien ça. Et parce que j'aimais ma mère, même si je détestais les humains pour ce qu'ils nous avaient fait. Ma mère et cette petite, sortent du lot.

- Alors, qu'il en soit ainsi.. Dis-je dans un murmure.

Ma décision était prise et je savais exactement ce qu'il me restait à faire. Après quelques paroles échangées avec le lieutenant et la vieille dame, accompagnées d'une bonne poignée de main. Je me dirigeais, l'enfant dans les bras, vers la sortie du bâtiment, direction la voiture.

Le lieutenant et la dame, m'aidèrent juste à installer le siège auto, qu'ils avaient retrouvé dans les biens de la petite. Ainsi que quelques vêtements et jouets. Après ça, je me mis en route, en direction de la mairie la plus proche.

***

Une fois garée devant la mairie, je détachais la ceinture de la fillette, qui dormait à moitié. Je la prenais délicatement dans mes bras, caressant son dos d'une main et je m'engouffrais dans la belle battisse qu'était la mairie.

- Bonjour, je viens déclarée cette jeune fille. Dis-je à la femme derrière le comptoir.
- Bonjour, oui très bien, veuillez remplir ces papiers s'il vous plait. Et d'où venais-vous ? Vous avez une carte d'identité ? Êtes vous de cette ville ?

J'attrapais les feuilles et les plaçais devant moi, avant d'attraper un stylo je frottais mon front et mes pommettes pour en retirer le fond de teint et dévoiler mes marques. La secrétaire porta une main à sa bouche.

- Soyez gentille, je veux juste déclaré l'enfant et partir. Ne criez pas, j'ai déjà eu mon repas. Je ne vous ferez rien. Ni à la petite, vous en faites pas. Dis-je en tentant un sourire.

Elle hochait la tête de haut en bas. Je me mis à remplir les papiers. Il ne me fallut que quelques minutes. La secrétaire vérifia si tout était bon.

- Vous êtes mariée à Monsieur Blackheart ? Vous êtes les parents biologique de la petite fille ?
- Non. Et non, c'est une adoption. Et la petite à un nom maintenant. Rose. Elle s'appelle Rose.

La femme, ne posa pas plus de question, elle me laissa partir. La nuit était tombée, j’installais confortablement la petite à l'arrière dans son siège auto. Je m'installais à l'avant, je lâchais un long soupir. Il était l'heure de rentrer. Je mis le moteur en route, après quelques kilomètres, l'enfant s'était endormie.

Dans quoi, me suis-je embarquée ? Me voilà, mère et Kayson, père. Je ne lui avais même pas demandé son avis. Mais peu importe, je savais au fond de moi qu'il serait d'accord et puis, je n'allais pas laissé cette petite sans parents. A la maison de la nuit, elle sera en sécurité. Du moins temps qu'elle serait avec Kayson, ou bien moi. Même si je préférerais que ce soit lui qui veille sur elle plutôt que moi. Elle est humaine et de nous deux, c'est lui qui gère niveau soif.

Je levais les yeux, pour contempler la fillette, dans le rétroviseur. Je soupirais une nouvelle fois, en braquant les yeux sur la route.

- Te voilà partie pour une bien drôle de vie, Rose June Black. Murmurais-je.

J'avais décidé qu'elle porterait mon nom et non celui de Kayson. Et j'avais choisi de l’appeler Rose. La petite sœur défunte de mon combattant s'appeler Rose. Cela lui fera plaisir que j'y ai pensé. Et June, parce que c'est le nom que j'aurais donné à ma propre fille, si j'étais restée humaine et que j'avais pu avoir des enfants.

Je roulais dans la nuit, en direction de la maison de la nuit. Que penseraient les autres, de cette adoption ? Aucunes idées. Mais peu importe, je la garderais avec moi, coûte que coûte. Je serais sa mère, comme ma propre mère l'avait souhaité.


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